Appel à la grève contre le budget de la région Auvergne-Rhône-Alpes – jeudi 2 avril 2026 à Lyon

En octobre 2025, ASSO-Solidaires s’était mobilisé pour alerter sur la “destruction” d’emplois associatifs et les choix politique et financiers de la Région Auvergne-Rhône-Alpes envers les associations, dans le cadre des mobilisations contre le budget Bayrou/Lecornu :

Manifestation du 16 octobre 2025 devant l’hôtel de région Auvergne-Rhône-Alpes

https://www.rue89lyon.fr/2025/10/16/notre-vie-au-quotidien-est-impactee-a-lyon-le-ras-le-bol-des-associations/

Nous relançons un appel à la grève et, en région Auvergne-Rhône-Alpes, à une mobilisation le 2 avril, de 12 à 14h, devant l’Hôtel de Région à Lyon pour alerter sur le projet politique mortifère de la Région et les conséquences sur nos emplois associatifs. Wauquiez s’attaque depuis plusieurs années au secteur associatif et plus particulièrement celles liées à l’environnement, la justice sociale, la culture, les associations féministes.

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STOP à la politique clientéliste de la Région qui préfère financer des associations anti-avortements que le Planning familial

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STOP à l’invisibilisation de nos métiers et à l’appellation « métier passion » qui viendrait justifier la précarisation de nos conditions de travail

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SUPPRESSION du budget Bayrou-Lecornu 2


Il y a un besoin URGENT de renforcer le budget de l’Etat et des collectivités, d’augmenter nos salaires! On milite pour un financement et une valorisation des associations à la hauteur des besoins sociaux abandonnés par l’Etat, avec une juste rémunération des professionnel-les.

C’est pourquoi nous vous donnons rendez-vous ce jeudi 2 avril à 12h devant l’hôtel de Région (Lyon 2e), et appelons les travailleur·se·s du secteur associatif à faire grève ce 2 avril contre les coupes budgétaires des collectivités territoriales :

Nous, salarié·es de l’associatif, subissons de plein fouet les coupes budgétaires des collectivités territoriales. Elles suppriment en priorité les financements liés aux politiques sociales, culturelles, de jeunesse ou éducatives, en grande partie mises en oeuvre par les associations. Nous alertons depuis de nombreuses années sur les conditions de travail délétères dans le champ associatif et ces nouvelles coupes mettent un coup d’accélérateur aux risques de licenciements, aux contrats de travail où l’on doit fournir le travail de plusieurs personnes pour absorber les manques de moyens, jusqu’au burn-out.

  • Nous demandons une augmentation des subventions publiques afin de financer correctement les salarié·es du champ associatif
  • Nous demandons des plans de financements pluriannuels stables et non uniquement des financements aux projets.
  • Nous demandons de vrais enveloppes budgétaires cohérentes et alignées avec les besoins sociaux actuels.
  • Nous dénonçons les politiques clientélistes qui musèlent les associations au profit de nouvelles “associations” aux projets révisionnistes et anti-avortements.

Face au délitement croissant de nos conditions de travail nous appelons toustes les salarié·es à la grève jeudi 2 avril 2026 toute la journée.


Les appels à la grève et à la mobilisation sont téléchargeables ci-dessous :

Centres de soins à la faune sauvage : La défense des animaux ne peut justifier la maltraitance et l’exploitation des humains

COMMUNIQUÉ SYNDICAT ASSO SOLIDAIRES HÉRAULT

« Première chose : un protocole d’accord est joint au contrat et stipule que les heures supplémentaires sont bénévoles, c’est-à-dire ni payées ni récupérées. »

Extrait du témoignage d’un ex salarié de l’association Goupil Connexion

Stop à l’omerta !

Au deuxième semestre 2025 dans l’Hérault, la situation des salarié·es au chevet de la faune en détresse s’est révélée plus que jamais préoccupante:

  • départ des 4 salarié·es à l’hôpital de la faune sauvage de l’association Goupil Connexion à Laroque, suite aux nombreuses transgressions au droit du travail et pressions psychologiques;
  • licenciements économiques des 4 salariées du centre régional de sauvegarde de la faune sauvage de l’association LPO Occitanie à Villeveyrac.

Proposer une offre de soins pour des animaux sauvages est une entreprise titanesque et les ambitions de départ – soigner tous les animaux ! – encouragent la création de projets démesurés, sans commune mesure avec les ressources à disposition, tant financières qu’humaines, ainsi qu’une omerta sur les conditions de travail du personnel.

Les dirigeant·es bénévoles se reposent, pour mener leur projet, sur des volontaires, stagiaires et salarié·es le plus souvent très jeunes et composées en majorité de femmes ; ils organisent un surinvestissement des équipes causant des situations personnelles terribles (dégradation de la santé physique, nécessité de suivis psychologiques, prises d’anxiolytiques, démissions et ruptures conventionnelles en nombre…).

Aucun outil de régulation des heures supplémentaires et risques psycho-sociaux ne sont effectivement mis en place. Au contraire, la personne souhaitant préserver sa santé mentale est souvent stigmatisée et culpabilisée.

Des salarié·es de centres de soins héraultais nous ont par exemple signalé ces dernières années:

A Goupil Connexion (Laroque):

  • pressions psychologiques / humiliations / agressions physiques et verbales
  • non récupération/rémunération du travail le dimanche, des jours fériés et des heures supplémentaires

A Goupil Connexion (Laroque) et au centre de sauvegarde LPO Occitanie (Villeveyrac):

  • dérives dans le travail de volontaires en service civique
  • animaux ramenés à la maison pour être nourris la nuit
  • transgressions à la convention collective du secteur (ECLAT), avec notamment:
    • des amplitudes horaires de plus de 12h
    • des journées de travail continu de plus de 10h
    • des pauses de 45 minutes minimum obligatoires non respectées voir non prises (notamment pour les temps de repas)
    • etc.

Nous tenons à disposition des journalistes intéressé·es:

  • 15 témoignages (publics ou anonymisés)
  • des contacts de bénévoles, stagiaire, ancien·nes salarié·es de ces structures souhaitant témoigner

À Goupil Connexion, où 14 (!) soigneurs·euses se sont succédé·es depuis 2021, une direction bénévole profondément dysfonctionnelle aura causé l’écrasante majorité de départs dans un climat délétère.

À la LPO Occitanie, outre des problèmes intrinsèques mentionnés plus haut, les licenciements sont la conséquence non pas d’une baisse de subventions (malgré une légère hausse ces dernières années, la part des subventions ayant toujours était dérisoire), mais d’une décorrélation entre le dimensionnement du projet imposé par les dirigeants bénévoles et les ressources financières réelles. Les salariées en ont payé le prix sous la pression des adhérent·es et bénévoles refusant toutes régulation drastique des accueils d’animaux.

Notre syndicat dénonce les abus et maltraitances des dirigeant·es associatifs sur les salarié·es, stagiaires et volontaires des centres de soins à la faune sauvage.

Nous demandons une réaction des pouvoirs publics, notamment les inspections du travail et médecine du travail, qui, alertés à de nombreuses reprises, n’ont pas pris la mesure des dérives dans ces associations.

Nous appelons la région Occitanie à exiger, de la part des associations bénéficiaires de subventions d’investissements pour la création de centre de soins (Pyrénées-Orientales, Tarn-et-Garonne), des plans de financement pérennes pour garantir des emplois durables, des conditions de travail respectueuses des personnes et du droit, et à viabiliser les projets de sauvegarde de la biodiversité déjà existants.

De même, nous demandons, pour une potentielle création d’un centre de soins sur la ville de Montpellier et pour une éventuelle réouverture du centre de sauvegarde de Villeveyrac, que ces projets tiennent compte des dérives du passé et soignent les animaux sans blesser les humains qui s’y investissent.

Enfin, nous souhaitons que la médiatisation de ces abus dans ces structures héraultaises permette de libérer la parole au niveau national afin que d’autres salarié.es, stagiaires et volontaires ailleurs en France puissent dénoncer leurs conditions de travail dans ces structures.

© Syndicat ASSO-Solidaires, section locale ASSO34

Contact presse : asso34@syndicat-asso.fr

Secteur social : toutes et tous en grève les 16, 17 et 18 décembre 2025 !

ASSO-Solidaires rejoint l’appel des 13e Rencontres nationales du travail social en lutte : trois jours de grève ce mardi 16, mercredi 17 et jeudi 18 décembre 2025 contre les politiques austéritaires, racistes et libérales qui précarisent le secteur du travail social, les travailleur⋅ses et les personnes accompagnées.

L’appel des Rencontres nationales du travail social en lutte :

« Le secteur du social est attaqué de tous les côtés par des politiques austéritaires (coupes budgétaires, plans de licenciement, tarifications à l’acte…) racistes et libérales (appel à projet, mise en concurrence, privatisation de nos interventions, attaque sur les droits des
plus opprimé.e.s…). Ce constat reflète la précarisation de notre secteur,
travailleur.euses, étudiant.es, personnes accompagnées, et met à mal de toutes les formes de solidarité.

La réforme des diplômes et l’attaque de nos conventions collectives, produit une maltraitance des personnes accompagnées et de nos collègues.
Malgré le défilé des ministres, la politique patronale et gouvernementale reste d’une stabilité sans faille : casser nos budgets, dégrader nos conditions de travail et les conditions de vie des personnes que nous accompagnons.

Il y a urgence à stopper ces attaques et à obtenir de meilleurs salaires et de
nouveaux droits. Nous nous mobilisons avec la grève générale comme perspective pour renverser le rapport de force. L’ampleur du mouvement social de la rentrée n’en est qu’un premier exemple et nous donne de l’espoir. Dans le secteur social les luttes locales existent, il faut les regrouper.
Soutenons toutes les luttes dont celles des personnes accompagnées.

Nous ne voulons plus baisser la tête ou détourner le regard, en finir
avec la résignation :
– Organisons des AGs dans nos établissements, dans nos services, et dans nos villes pour construire la mobilisation et adressons nous à nos collègues
– Organisons des Piquets de grève
– Soyons solidaires des luttes, organisons nous et réagissons par tous les moyens, ne restons pas seuls face à la répression patronale et étatique. »

Le 18 décembre 2025, une journée de mobilisation plus large est prévue à l’occasion de la Journée internationale des migrant·e·s. Le syndicat ASSO-Solidaires rejoint l’appel « Journée sans nous : si on s’arrête, tout s’arrête ! » (lien vers l’article). Travailleur·se·s du social, du médico-social, de l’associatif de tous secteurs professionnels, toutes et tous en grève et dans la rue le 18 décembre !

Le syndicat ASSO-Solidaires