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Conférence gesticulée : Les conditions de travail dans les associations – 18 mai

… ou comment être fier d’être content de se faire auto-exploiter (ou l’’inverse ?) – Conférence gesticulée par Pauline de Bortoli & Yohann Vancassel

Le 18 mai 2019 – 19h – à Angers (56 bd du Doyénné)

Organisé par la section Angevine du syndicat ASSO

Dans l’imaginaire collectif, travailler dans le monde associatif serait le lieu idéal pour se réaliser, porter ses valeurs, avoir un travail qui fait sens et s’épanouir, en dehors et au-delà de rapports hiérarchiques et marchands. Mais dans la réalité, les conditions de travail y sont plus dégradées qu’ailleurs.
La diversité des statuts qu’on y retrouve (bénévoles, volontaires, salariés, administrateurs, stagiaires…) brouille les frontières entre salariat et travail gratuit, faisant du monde associatif le terreau d’une nouvelle précarité. De petites structures, partiellement professionnelles, se voient confier par l’État la charge de ses politiques publiques d’action sociale sans pour autant bénéficier des financements pérennes et des moyens dont disposait auparavant le service public… et dont dispose aujourd’hui le secteur privé marchand.
Quelles sont les conséquences de ces nouvelles règles du jeu sur les conditions de travail dans le monde associatif ? Quelles concessions les associations ont-elles faites pour maintenir leurs activités ? Ont-elles encore les moyens de constituer une alternative au secteur marchand ? Quelles marges de manœuvre sont les nôtres aujourd’hui pour mêler « vocation professionnelle » et « salariat digne » ?
A partir de leur expérience dans le monde associatif, Pauline et Yohann racontent leur attachement et leurs désillusions sur un secteur pris dans de nombreuses contradictions, où « défendre des droits et des valeurs » rime avec « déroger aux droits des travailleurs.»

Rencontre nationale contre la criminalisation des luttes

Rencontre nationale contre la criminalisation des luttes
Samedi 11 mai – 9h30 – 17h30 – Bourse du travail de Paris

Nous, organisations nationales, collectifs, habitants de quartiers populaires, de territoires en luttes, gilets jaunes, personnes impliquées dans des luttes migratoires, sociales, écologistes, paysannes, anti-nucléaires, n’avons plus peur des mots : la répression féroce contre le mouvement des gilets jaunes n’est pas une bavure, elle incarne un système. 279 blessés graves, 22 éborgnés, 5 mains arrachées, 1 personne décédée. 8700 gardes à vue, 2000 procès, 1500 comparutions immédiates, 40 % de peines de prison ferme. Cette répression brutale était autrefois réservée aux quartiers populaires. Maintenant, nous entrons dans un autoritarisme qui se généralise à toute la société.

Nos libertés publiques sont en danger, sous le coup d’un arsenal de lois toujours plus liberticides. La nouvelle loi « anti-casseur » remet totalement en cause le droit de manifester. La séparation des pouvoirs vacille : l’autorité législative est dominée par une majorité parlementaire aux ordres. L’institution judiciaire est de plus en plus assignée à des fins de maintien de l’ordre. Le gouvernement cherche à asphyxier la contestation politique : quand la matraque ne suffit pas à disperser les foules, le marteau du juge prend le relais. La longueur des enquêtes et des procès gèle autant les luttes que le canon à eau.

À Bure, les opposants au méga-projet d’enfouissement des déchets nucléaires ont essuyé en un an 60 procès, 28 interdictions de territoire et au moins 5 peines de prison ferme. 7 personnes sont mises en examen pour « association de malfaiteurs », placées sous contrôles judiciaires et interdites de rentrer en contact. À Briançon, parmi les 13 personnes poursuivies pour, notamment, « l’aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière », 9 sont condamnées à des peines de prison dont 2 à 4 mois ferme. À Beaumont-sur-Oise, la famille d’Adama Traoré attend toujours que la cause réelle du décès de leur frère soit reconnue. Pendant ce temps ses quatre frères sont emprisonnés et plusieurs personnes sont ciblées par des contrôles judiciaires.

La liste peut continuer longtemps. Des gilets jaunes écopent de 6 mois de prison ferme pour avoir diffusé des appels à bloquer des raffineries sur Facebook, des élèves du lycée Arago sont fichés S, Médiapart a failli être perquisitionné, des paysans opposés à la ferme des Millevaches sont condamnés à payer 120 000 euros de dommages et intérêt, des syndiqués sont licenciés ou mis en examen pour leur activités, les militants de Greenpeace prennent de la prison ferme pour la première fois depuis la création de l’association en France, les adhérents d’ANV COP21 enchaînent les gardes à vue et les perquisitions, de jeunes grévistes lycéens pour le climat sont placés en garde-à-vue parce qu’ils détiennent 3 kg de farine bio. Aucun foyer de contestation n’est épargné. Ces éléments s’additionnent et font système, nous donnent à voir ces « matins bruns » qui pointent à l’horizon.

Face à l’autoritarisme, nous appelons à faire corps et renforcer nos solidarités. Nous refusons de jouer le jeu de la division entretenu par un climat de guerre intérieure où des « intellectuels » vont jusqu’à appeler les policiers à se servir de leurs armes. Nous ne voulons plus laisser personne derrière, isolé-e face à la répression policière et judiciaire.

Il existe aujourd’hui en France des centaines de prisonniers politiques, de condamnés, de « délinquants » dont le seul crime est de lutter pour le droit à vivre dans la dignité, parce qu’ils ne s’en sortent plus, parce qu’ils veulent défendre des territoires. Condamnés, parce qu’ils luttent contre un système inégalitaire qui détruit les existences et ravage le vivant au nom du profit et du pouvoir. Condamnés, parce qu’ils ne sont pas nés avec la bonne couleur de peau ou le bon patronyme. Nous en exigeons l’amnistie, tout comme l’abandon du LBD 40 et des grenades offensives !

Pour faire barrage à ce régime liberticide, nous appelons à la constitution d’un large front commun contre l’autoritarisme et la criminalisation de la contestation, une alliance inédite de luttes de base et d’organisations plus larges. Ceci pour :
– Mettre en lumière les cas de violences judiciaires, qui se vivent à huis clos
– Fédérer les organisations, collectifs, personnes ciblées par la criminalisation, mieux nous connaître pour renforcer nos solidarités.
–  Affirmer notre résistance commune

Dans cette perspective, nous appelons à la rencontre nationale « Ripostons à l’autoritarisme ! » le samedi 11 mai à Paris de 9h30 à 17h30, à la Bourse du Travail, salle Hénaff, 29 boulevard du Temple

À l’initiative de : Comité Adama Traoré, ATTAC, Solidaires, Front de Mères, Collectif « Tous Migrants », Désarmons Les !, Confédération Paysanne, Réseau « Sortir du Nucléaire », des participant-e-s à la lutte de Bure, et d’autres…

En soutien : Collectif Romain Rolland, Fondation Copernic,… Texte d’appel signable par collectifs/organisations (envoyez-votre signature à retrouversouffle@riseup.net).

Toutes les infos  : https://www.facebook.com/events/276050196669979/
Contact : retrouversouffle@riseup.net

PROGRAMME INDICATIF (plus de détails bientôt !)

MATINÉE : PRENDRE ACTE DE L’AUTORITARISME

9h30 : Accueil des participants

10h – 11h30 : OUVERTURE – Témoignages de l’autoritarisme et de la criminalisation. Avec des participants des luttes criminalisées : Comité Adama Traoré, Tous Migrants (Briançon), lutte de Bure, gilets Jaunes (Saint-Nazaire, autres groupes), lycéen-ne-s, un-e syndicaliste criminalisé, mouvement climat, etc

11h30 – 12h30 – Violences policières et militarisation du maintien de l’ordre Avec : des membres de l’Assemblée des blessé-e-s, le comité Justice pour Wissam. Autres intervenants à confirmer.

12h30 – 13h30 : État d’exception permanent, violences judiciaires, et criminalisation de la contestation.

13h30 – 14h30 – PAUSE REPAS LIBRE

APRÈS-MIDI : RIPOSTER À L’AUTORITARISME

14h30 – 16h45 – Plénière – Ripostons à l’autoritarisme !

En parallèle : ateliers et discussions thématiques en petits groupes.

16h45 – 17h30 : Conclusion et perspectives

Jugement inique au Maroc. Solidarité avec les prisonniers du Hirak du Rif

Notre syndicat est signataire de cet appel pour dénoncer un jugement inique au Maroc et exprimer notre solidarité avec les prisonniers du Hirak du Rif et plus largement à toutes les luttes pacifiques menées dans l’ensemble de l’espace maghrébin.

A P P E L

 

Jugement inique au Maroc.

Solidarité avec les prisonniers du Hirak du Rif

 

Tard dans la nuit de ce vendredi 5 avril 2019, le verdict en appel du procès des militants du Hirak du Rif est tombé : confirmation des peines  révoltantes allant jusqu’à 20 ans de prison ferme ! 

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