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Pour un autre avenir ! Tou·te·s en grève les 6, 7, 8, 9, 10, 11 janvier 2020 et dans la rue le 9 janvier 2020

La précarité tue. Et pourtant, le gouvernement nous prépare un avenir de précarité généralisée. A tous les âges de la vie.

Un système par points qui défavorise encore davantage les plus précaires

Aujourd’hui, dans le secteur privé, la retraite est un pourcentage du salaire de nos 25 meilleures

années : environ 50 % de celui ci. A cela peuvent s’ajouter, pour celleux qui peuvent se les payer, lesretraites complémentaires qui permettent d’arriver à 75%.

Demain, si la réforme passe, on cumulera des points, qui seront le reflet de l’ensemble de notre carrière : avec des points minimums pour les temps de chômage indemnisés (pas de points sinon) et des points réduits en cas de temps partiel.

Ca ne vous fait pas penser à quelque chose ?

Salariés et surtout salariées du milieu associatif, nous subissons la précarité du marché du travail : des salaires faibles, des temps partiels subis, des périodes de chômage, des heures sup à volonté jamais payées… Une part des postes représentant de véritables emplois salariés sont assurés hors du droit du travail, sans cotisations sociales et sont extrêmement peu rémunérés : stages et services civiques. Nous sommes principalement des femmes, et de ce fait, la société nous fait assumer plus fréquemment des ruptures de carrière (congés maternité et parentaux, soutien familial…).

=> La réforme favorise donc les classes supérieures ayant une carrière professionnelle linéaire sans a-coups, suspensions de contrats, baisses de salaire… c’est à dire la classe des hommes blancs bourgeois.

=> Les inégalités entre les femmes et les hommes ne seront donc pas réduites mais augmentées !

=> Cette réforme nous emporte dans une logique individualiste délétère et mensongère du « j’ai cotisé, j’ai droit », et coupe les solidarités collectives. Cette approche veut nous diviser entre « méritants et assistés » et précarise encore davantage ceux qui ont connu la précarité dans l’emploi.

Une baisse programmée des pensions

Le gouvernement prévoit un taux de cotisations fixes, à 28 %, tout en mettant en place une règle d’or d’équilibre budgétaire. On vous fait un dessin ?

=> Nous, on veut plutôt se poser la question d’un niveau de vie décent pour les retraité·es, et surtout remettre en cause la répartition des richesses entre le travail et le capital !

=> Des salaires revalorisés c’est plus de cotisations. C’est donc davantage d’argent pour les retraites de tou.tes !

Un niveau de retraite illisible

Avec cette réforme, on connaîtra le montant de notre retraite au moment de la prendre (et pas avant), car elle dépendra de l’ âge fixé pour le « taux plein » et la « valeur du point » au moment de notre départ. Ceux-ci seront ré-évalués en fonction des prévisions économiques et de l’espérance de vie.

Or, pour éviter d’angoisser et d’avoir recours à des retraites complémentaires privées et d’engraisser les profiteurs, on a besoin de savoir quelle sera notre retraite ! D’autant que l’espérance de vie en bonne santé (qui stagne autour de 64,1 ans pour les femmes et 62,7 pour les hommes) est très inégale socialement!

=> Devra-t-on partir à la retraite pauvre ou travailler vieux et/ou malade ? Animera-t-on

les temps périscolaires à 70 ans ?

ETUDES PRECAIRES. TRAVAIL PRECAIRE. RETRAITES PRECAIRES. VIE PRECAIRE. ON N’EN PEUT PLUS. TOU·TES DANS LA RUE

Le 6 janvier, 7 janvier, 8 janvier, 9 janvier… grève reconductible !

• Pour la retraite à 60 ans !

• Pas de retraite inférieure au SMIC !

• Pour un système de retraite solidaire et l’abrogration des réformes régressives

• Pour le maintien des avantages préférentiels pour les femmes tant que l’égalité des salaires et la prise en charge des enfants n’est pas réalisée

Télécharger notre appel en pdf en cliquant ici.

Rien ne va plus à Radio Albigés et, comme d’hab, ce sont les salarié-es qui trinquent !

Le monde des radios associatives libres est bien joli… pourtant, les membres fondateurs de Radio Albigés et ses salarié-es sont en train de déchanter sévèrement.

Communiqué du Syndicat Solidaires Asso et de Solidaires Tarn.

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Tou·te·s en grève et dans la rue les 16-17-18-19-20-21-22 décembre 2019 – grève reconductible.

« Les associations ne sont pas un coût mais une chance. Pour notre pays et pour notre économie. Elles représentent aussi des « coûts évités » pour l’État ». Gabriel Attal, secrétaire d’État. 30 octobre 2019

Et pour cause, si le secteur associatif emploie près de deux millions de travailleur-ses, le salaire de base médian y est 17 % inférieur au reste du secteur privé (marchand). Sans compter que le secteur associatif emploie majoritairement des femmes (67 % des travailleur-ses associatif-ves) et a énormément recours aux contrats à temps partiel (29 % des travailleur-ses associatif-ves ). Ce sont ces femmes, ces jeunes et ces travailleur-ses précaires qui paieront le plus cher la réforme des retraites que préparent Macron, Delevoye et le gouvernement Philippe.

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