Communiqués

Prise de position d’ASSO sur certaines thématiques/certains sujets, communiqués liés à la situation de structures qui comptent des adhérents ASSO

Agora : un forum des associations pour faire oublier le manque de soutien des associations et la dégradation des conditions de travail pour les salarié·es des associations à Angers ?

Cette année, comme tous les 2 ans, les associations angevines seront à l’honneur au moment du salon Agora les 19 et 20 octobre prochain. On se félicitera très certainement de leur vitalité et du supplément d’âme qu’elles apportent à la cité. Mais l’on n’entendra certainement pas parler de la baisse généralisée des budgets associatifs lié au désinvestissement de la ville d’Angers, avec 5 % de baisse moyenne pour la seule année 2016, allant qu’à 10 % pour les maisons de quartier cette année tandis que la vidéo-surveillance ou d’autres choix politiques n’ont pas été marqués par les économies durant l’actuelle mandature.

Nous n’entendrons pas parler des conséquences désastreuse pour les membres de ces associations, leurs publics et encore moins pour leurs salarié·es. Ces dernier·es étant sommé·es de s’estimer heureux·euses de travailler pour l’intérêt général, il est vu comme indigne qu’ils et elles revendiquent de bonnes conditions de travail et des salaires décents. Tout juste se donne-t-on la peine de leur expliquer comment aller faire financer leurs emplois par des entreprises privées et des multinationales en mal de redorer leur image.

C’est le cas par exemple, lorsque la ville d’Angers, en 2018, a dressé un tapis rouge à la fondation Vinci pour financer les actions associatives dans les quartiers populaires, alors que les financements publics baissaient. Il est ainsi transféré à la multinationale Vinci une partie du pouvoir de choisir quelles actions sont légitimes à être financées, ou non, dans les quartiers, plutôt qu’aux conseils de citoyens ou à la collectivité. C’est aussi là une politique d’accompagnement du désengagement de la ville par le secteur privé. La démocratie locale ne peut que pâtir de cette course à la privatisation des financements associatifs.

On ne parlera pas non plus du manque permanent de locaux associatifs à Angers empêchant les bénévoles de se réunir ou contraignant les salarié·es à travailler chez eux ou elles. La ville met si peu de locaux à disposition des associations du territoire.

Enfin au-delà de l’austérité budgétaire et des questions angevines, on ne parlera pas du changement de la place assignée aux associations dans la société et de ses conséquences. A force de rationalisation entrepreneuriale, elles perdent petit à petit leur position de vecteur d’une citoyenneté construite par les gens et pour les gens. Elles sont appelées à devenir les supplétifs, à moindre coût, d’une action publique définissant seule l’intérêt général, en se gardant bien d’aller demander aux bénéficiaires ce qu’ils et elles en pensent.

La dernière pierre de cet édifice a été posée l’année dernière avec le Service national universel (SNU) expérimenté dans quelques départements, pas dans le Maine et Loire pour l’instant. Réunir pendant quelques semaines des jeunes dans une supposée mixité sociale, à grand renfort de discipline militaire et de salut au drapeau, devra désormais résoudre la question du vivre ensemble. Comme si on pouvait par une incantation républicaine gommer les inégalités sociales et territoriales qui s’aggravent d’années en années.

Pour quelques miettes budgétaires, de grandes fédérations, dites « d’éducation populaire » se sont muées en serviteurs d’un état considérant qu’il faut mater la jeunesse, celle des quartiers populaires et/ou celle des vendredi pour le climat. Pour elles, la « bonne citoyenneté » consisterait en une loyauté envers un état qui préfère supprimer l’ISF, détruire la sécurité sociale, le système de retraite et l’assurance chômage afin de permettre à quelques entrepreneurs de réaliser plus de profit.

Nous pensons au contraire que la citoyenneté doit être portée par une vision critique de la société donnant à chacun·e les clefs pour définir son avenir individuellement et collectivement, en tant qu’acteur·rice. Quitte à s’opposer au pouvoir lorsque ce dernier va contre leurs intérêts.

C’est pourquoi nous demandons :

  1. que la ville d’Angers prenne ses responsabilités pour financer et accueillir le secteur associatif dans sa diversité, sans intervenir dans la définition de l’objet social des associations subventionnées et sans jouer les VRP de grands groupes privés, qui n’ont pas besoin de l’énergie de nos élu.e.s pour se faire de la publicité.
  2. que les associations angevines d’éducation populaire refusent de participer à leur filialisation par l’État sécuritaire et à la mascarade extrêmement onéreuse qu’est le SNU. A l’inverse, nous les invitons à revendiquer des subventions, au minimum à la hauteur de ce que devrait coûter la mise en place du SNU, pour financer des actions visant l’émancipation réelle des opprimées de notre société et la transition environnementale.

La section locale d’Angers d’ASSO-Solidaires : Action des Salarié·es du Secteur Associatif

Contact : asso49@syndicat-asso.fr

Appel de Gilets Jaunes aux écologistes pour une marche commune le 21 septembre

Reproduction le l’appel dont ASSO-Solidaires est signataire, publié le 07/09/2019 sur le site internet de Médiapart.
https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/070919/appel-de-gilets-jaunes-aux-ecologistes-pour-une-marche-commune-le-21-septembre

« Si nous avons échoué jusqu’à maintenant, c’est parce que nous sommes restés séparés » ! Des Gilets jaunes et collectifs en lutte exhortent les écologistes à une marche commune le 21 septembre, à Paris.

Nous souhaitons envoyer un appel fort à toutes les organisations écologistes. Pour l’instant, il semblerait que Gilets Jaunes et Marche pour le climat vont manifester séparément le 21 septembre à Paris. Les Gilets Jaunes ont prévu de venir de toute la France à Paris, et de manifester autour des Champs-Elysées. A l’autre bout de Paris, la Marche pour climat est censée aller de Duroc à Place d’Italie. Nous ne voulons plus revivre ce scénario qui n’a permis aucune victoire le 8 décembre 2018 et le 16 mars 2019.

Nous rejoignons l’idée mentionnée dans la charte d’une de ces organisations écologistes, Alternatiba, selon laquelle il est nécessaire « d’unir tous ceux qui d’une manière ou d’une autre, par les alternatives ou les combats dont ils sont porteurs, contribuent, parfois sans le savoir, à préserver le climat ».

Nous demandons à toutes les organisations écolos, jusqu’à présent frileuses ou inquiètes à l’idée de cette unification, de comprendre que désormais, seule une stratégie de décloisonnement pourra peser dans les combats sincères. Nous estimons que la situation écologique, économique et sociale va continuer à s’aggraver ainsi que les violences d’Etat et la répression. Les stratégies visant à diviser les mouvements sociaux doivent donc être réduites à néant par un rassemblement de forces inédit. Si nous avons échoué jusqu’à maintenant, c’est parce que nous sommes restés séparés. 

Notre objectif est le même : construire une société, un environnement, un monde plus équilibrés, plus humains et plus justes. Il nous faudra
rétablir la justice et la dignité de tous, entre et à l’intérieur des peuples. Les luttes écologistes et sociales ne peuvent donc se faire sans des mouvements comme celui des Gilets Noirs mais aussi bien d’autres. 

Les luttes écologistes et sociales doivent s’allier à ces mouvements qui s’opposent à l’exploitation, à l’humiliation et à la chasse aux immigrés
avec ou sans papiers ici, et, qui luttent contre le racisme et l’impérialisme de la France qui pille les ressources des colonisés là-bas. « Fin du monde, fin du mois, même système, même combat » : nous l’avions écrit sur nos banderoles, maintenant, nous voulons l’application de ce slogan dans la rue.

Le 21 septembre, à Paris nous devons tenter l’impossible, il n’y a pas d’autre alternative ! Pas de division des forces, pas de désolidarisation dans les médias ! Compte-tenu de l’urgence, une simple « coexistence » des différentes tactiques ne suffira pas. Il est temps de mettre en œuvre une véritable coordination de nos tactiques, dans le respect des modes d’expression de chacun. 

Il y aurait plusieurs manières de nous allier, et nous devons en décider ensemble. La principale contrainte est que les Gilets Jaunes comptent se rassembler spontanément autour des lieux de pouvoir, qui sont dans l’ouest parisien. A partir de là, plusieurs options sont envisageables pour le 21 septembre. Il pourrait y avoir une manifestation commune dans l’ouest parisien à un moment de la journée, ou alors les écolos pourraient rejoindre les Gilets Jaunes le matin sur les Champs-Elysées, puis organiser un départ commun vers la Marche pour le climat. Quant aux Gilets Jaunes qui le souhaitent, ils pourront rejoindre la Marche pour le climat, mais elle a lieu très loin des Champs…

Autre proposition : un signal très fort, et très attendu par de nombreux Gilets Jaunes, serait que la marche climat du 21 septembre se termine dans l’Ouest parisien, aux alentours des Champs-Elysées. Cela ferait sens pour tout le monde de se rassembler à cet endroit, puisque c’est là que sont les lieux de pouvoir ! Une telle convergence serait assurément historique.

Une rencontre a déjà eu lieu entre Gilets Jaunes, collectifs en lutte et organisations écolos à Paris, actant ainsi le début de la prise de contact entre l’inter-orga climat et nous. Mais en l’état actuel des choses, la convergence en acte paraît très incertaine. Une future réunion est prévue et devrait être décisive. Aura-t-elle lieu ? Le temps presse. C’est pourquoi nous publions cette tribune. Maintenant, prouvons-nous que nos discours d’unité sont sincères.

Tous ensemble le 21 septembre à Paris !

Ce texte est ouvert à signature jusqu’au 19/09/2019. Pour les organisations, vous pouvez envoyez votre signature à l’adresse suivante : 21septembre-paris@riseup.net


Signataires :


– Action Antifasciste Paris Banlieue
– Action Crolles – 38 (GJ)
– ACTA
– Association familiale laïque de Commercy
– Blocage 17 novembre Toulouse (page GJ)
– Clap33 Bordeaux 
– Climat Social
– Cerveaux non disponibles
– Collectif Peuple révolté  
– Collectif écoféministes Strasbourg
– Comité Adama
– Des Gilets Noirs en lutte
– Désarmons-les
– Désobéissance Ecolo Paris
– Extinction Rebellion Boulogne
– Extinction Rebellion Brest
– Des membres de Extinction Rebellion Bretagne
– Extinction Rebellion Metz 
– Extinction Rebellion Rennes
– Femmes Gilets Jaunes Île de France
– Floraisons
– France en colère 08 (GJ)
– Frric (French Ric) Bordeaux 
– Gilets Jaunes Argenteuil 
– Gilets Jaunes Belleville
– Gilets Jaunes Brest Rebelle 
– Gilets Jaunes de Buchelay
– Gilets Jaunes de Commercy
– Gilets Jaunes de Gennevilliers
– Gilets Jaunes Île Saint Denis
– Gilets Jaunes Lyon
– Gilets Jaunes Montélimar
– Gilets jaunes Nancy Porte 
– Gilets Jaunes de Pantin
– Gilets Jaunes Place des fêtes
– Gilets Jaunes Poitiers
– Gilets Jaunes Rungis Île-de-France 
– Gilets Jaunes Toulouse en Action (page GJ)
– Gilets Jaunes Verdun
– Grève Jaunérale : Riposte Générale (page GJ)
– La Chapelle Debout ! 
– Le Printemps du changement (GJ – Marche climat – Youth for Climate)
– Le Peuple Uni (page GJ)
– Les Zafficheurs Jaunes Bordeaux 
– Maison du peuple de Saint-Nazaire et alentours (GJ)
– Plateforme d’enquêtes militantes
– Plein le dos (collectif GJ)
– Radiaction
– Rennes en Lutte pour l’environnement 
– Résistance Ecolo Reims
– Résistance Gilets Jaunes France
– RESOME
– Sanglier Jaune (automédia YouTube)
– Sepanso Landes
– Ultimatum Gilets Jaunes Occitanie
– Youth for Climate Paris
– Youth for Climate Brest

« Nous sommes en guerre ! »

Reproduction le l’appel dont ASSO-Solidaires est signataire, publié le 03/09/2019 sur le site internet de Médiapart.
https://blogs.mediapart.fr/collectif-de-defense-des-jeunes-du-mantois/blog/030919/marche-des-mamans-pour-la-justice-et-la-dignite

Le Président François Hollande ne croyait pas si bien dire lorsqu’il prononçait ces mots au lendemain des terribles attentats du Bataclan qui ont ensanglanté Paris en novembre 2015. Il omettait simplement de dire que de cette guerre, il en était l’un des principaux instigateurs, lui et tous les gouvernements de gauche ou de droite qui l’ont précédé.

Oui, ils sont en guerre.

Ils sont en guerre tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de nos frontières.

Ils sont en guerre contre les banlieues ségréguées et contre les cités d’immigration.

N’ont-ils pas instauré l’Etat d’urgence pendant les émeutes de 2005 puis après les attentats de 2015 ciblant tout particulièrement les Musulmans, coupables idéaux d’un terrorisme qui trouve ses causes dans le désordre d’un monde qu’ils fabriquent eux-mêmes.

Ils sont en guerre contre la jeunesse des quartiers. Ne laissent-ils pas se perpétuer les crimes policiers en abandonnant les familles endeuillées à leur désarroi ?

Ils sont en guerre contre nos enfants. Ne les ont-ils pas humiliés lors de la répression brutale dont ils ont été victimes à Mantes-la-Jolie lors des mobilisations lycéennes de l’automne 2018 enfonçant dans leur cœur un sentiment hélas trop partagé : Ils ne sont pas légitimes dans ce pays à cause de leurs origines sociales mais aussi parce qu’ils sont Africains, Maghrébins, Rroms, Turques, Musulmans…

Ils sont en guerre contre les sans-papiers. Ne les ont-ils pas chassés violemment de l’église Saint Bernard en 1995 et du Panthéon cet été ?

Ils sont en guerre contre les migrants. Ne multiplient-ils pas les entraves à la libre circulation à l’encontre de ce qu’exige la convention des droits de l’homme ? Les conséquences dramatiques, nous les connaissons : la Méditerranée est devenue un véritable cimetière marin pour ces nouveaux damnés de la terre.

Ils sont en guerre contre le mouvement social et contre le mouvement syndical.  N’ont-ils pas réprimé brutalement les mobilisations contre la loi Travail ?

Ils sont en guerre contre les classes subalternes. N’ont-ils pas usé sans vergogne d’armes soi-disant non létales mais qui ont tué Mme Rédouane à Marseille, Steve Maia Caniço à Nantes, éborgné, blessé des centaines de gilets jaunes manifestant à juste titre pour plus de justice sociale ?

Ils sont en guerre contre les militants politiques. La justice et la police ne s’acharnent-elles pas contre des militants antifascistes pendant qu’elles ferment les yeux sur les agissements de groupuscules ouvertement fascistes ?

Ils sont en guerre contre les actuelles colonies françaises (Dom-Tom) comme ils sont en guerre contre leurs anciennes colonies. L’armée française n’est-elle pas déployée dans de nombreux pays d’Afrique soi-disant pour faire la « guerre au terrorisme » alors que les véritables enjeux sont les profits des multinationales françaises ? La France ne soutient-elle pas directement ou indirectement – et depuis le début – le colonialisme israélien participant ainsi à l’oppression du peuple palestinien ?

OUI, ils sont en guerre ! En guerre contre tout ce qui résiste et conteste l’ordre raciste et néolibéral qu’ils veulent nous imposer par la force.

Hollande et ses prédécesseurs ont déclaré cette guerre tous azimuts, Macron la perpétue.  Leur guerre est antisociale, elle est raciste, elle est impérialiste.

Nous, mamans des cités, mamans des quartiers, mamans des enfants agenouillés de Mantes-La-Jolie, nous n’acceptons plus cet état d’injustice permanent. Nous ne souhaitons qu’une seule chose : la Paix.

Mais nous avons une conviction : aucune paix ne pourra s’instaurer durablement sans le respect de notre dignité à tous et sans un minimum de justice que nous sommes de plus en plus nombreux à réclamer à corps et à cris.

Aujourd’hui, nous sommes inquiètes de savoir que nos enfants ne sont plus protégés.

Aujourd’hui, nous sommes en colère et nous sentons humiliées par le mépris de la justice.

Mais surtout, nous ne sommes pas naïves. Nous entrons dans une période électorale et nous savons que les divers candidats aux municipales qu’ils soient de gauche ou de droite viendront chercher nos voix pour gagner des mairies. Nous refusons d’être un simple réservoir de voix. Nous le disons haut et fort et le proclamerons tout le temps des municipales : Pas une voix pour les candidats qui ne soutiendront pas notre combat.

Aujourd’hui, nous sommes mobilisées plus que jamais pour nous faire entendre tant à l’échelle locale qu’à l’échelle nationale.

– Nous exigeons de Brigitte Julien, cheffe de l’IGPN et de Catherine Denis, procureure de Nanterre qu’elles rouvrent l’enquête : 151 lycéens interpellés sont autant de victimes que de témoins. Seuls 4 d’entre eux ont été auditionnés. Nous exigeons que tous nos enfants soient entendus.

– Nous disons STOP au traitement d’exception réservé à nos enfants, discriminés dès leur plus jeune âge sur le chemin de l’école ou aux abords de celle-ci. Nous n’acceptons plus que leur droit à l’insouciance de l’enfance soit bafoué. L’école ghetto, on n’en veut plus !

– Nous disons STOP aux contrôles au faciès, aux palpations, aux atteintes constantes à l’intégrité physique des enfants de banlieues.

– Nous disons STOP à l’Etat policier omniprésent dans nos quartiers en lieu et place de l’Etat social.

– Nous disons STOP aux violences policières qui s’étendent au delà de nos cités et touchent aujourd’hui le mouvement social en général, les Gilets Jaunes en particulier, et quiconque ose opposer sa résistance face à ceux qui nous gouvernent.

Pour l’amour de nos enfants et pour donner de l’ampleur à ces revendications, nous appelons à une grande marche pour la justice et la dignité le 8 décembre 2019 à Paris, Barbès.

Nous appelons tous les comités Police/Justice, toutes les organisations antiracistes, les comités de blessés, les gilets jaunes, les syndicats et les partis à nous rejoindre pour réclamer avec nous « Justice pour nos enfants ».

Si collectivement, nous ne sommes pas capables d’obtenir justice pour les enfants des quartiers les plus défavorisés de France, alors que les « évènements de Mantes » ont dévoilé un flagrant délit policier aux yeux de la terre entière, si notre jeunesse est abandonnée, il ne sera plus permis à personne de rêver à un monde meilleur.

Tous à Barbès le 8 décembre prochain !

Les 151 premières signataires :
Koumba KAMARA, Soad DAHOUMANE, Myriam AYAD, Hanane AMRI, Rachida SRITI, Nassera SELAKI, Fadila SAFI, Diénaba DIAW, Yessa BELKHODJA, Salka SBAIA EL MADI, Nadia TAOUZA, Malika ABDELLAOUI, Sonia MEBARKA, Nurcan PALA, Fatima HOCINE, Nadia ECHAFKI, Anissa SEMMANI, Yamina LAMANE, Nahaima DEMINE, Sandra KHADIR, Malika AÏT M’BAREK, Khadija ABDIMI, Aminata LY, Saliha OUICI, Kalida TSOULI, Bahija TURPIN, Cindy LOUBIÉRE, Bariza LARAIBIA, Aissata KAMARA, Nadia BICHBICHE, Hanane ELBANOUDI, Hakima EL AZRAK, Sara VIEIRA, Lamia GUENA, Priscilla ABBOU, Houleye BA, Karima BESSADI, Fatima ROUX, Yasmina BERBRA, Anna KHADDOUM, Fatima OUARTANI, Lydie BORGES, Habiba AJAL, Nora TRAVERS, Zohra ZABILI, Meriem LEMDJADI, Yasmina CHOUKOUD, Chirine EL HANNOUNI, Cyrille HAMON, Nawal DAHOUMANE, Poulo SY, Yasmina AÏT TAAMOUTE, Naoual IDIR, Nadine BELGROUM, Nacera BEKKALI, Amel BOUJAOUD, Samira AÏT ZALLADNE, Khadija ADILE, Marnia KENZI, Rabia AKEB, Yasmina SRITI, Mina OUMOHAMMED, Salima SALI, Fatiha DERBAH, Hawa KEBE, Imen KHERRIDINE, Naïma FEREY, Amina BENHAMMOU, Dominique VARVARAIS, Isabelle KHIEV, Smahain ENNMOURI, Safia BOUTELDJA, Mounia SRITI, Karima BAMOU, Fatimatou HMAIDOUCHE, Nesrine OTTE, Siham AISSANI, Laila ALLAS, Malika IDBELLA, Mounia JAIIDBI, Hadji WELLE, Isabelle MARCHAND, Meryam AÏT OUMANE, Rachida LOUKIL, Bouchera ES-SAIYDY, Leila IDBELLA, Najia LAHBIB, Khadija BERKANI, Zahia MOKHTARI, Habita HANNANE, Malika BAKOUCHE, Nadia AÏT HADOU, Leila MOUSTAGE, Rachida MINOUNI, Vanessa DAOUDI, Dienaba CAMARA, Clarisse AMRI, Fatima BEN ROMAR, Amel EL JOUFI, Zhor FIRAR, Gwendolyne GHAMZAOUI, Mettou MOKRI, Khadija AMRI, Amel ABOU AAMER, Mariame DIALLO, Nadia AMRI, Amel GHAMZAOUI, Zaina AÏT ENNAJAR, Hasna BOUDALIL, Mariame MBAYE, Fatiha ZEKALMI, Jamila SRITI, Fatima ACHELHI, Imane YAHYAOUI, Nassera SAAD, Zakia YOUSFI, Fatimata SOCK, ATTABANNI Malika, Amitis MESSDAGHI, Karima SAFROUNI, Rachida El FLICI, Khadija NDIAYE, Fatima LALOUCHE, Sabrina ZAGI, Apsatou CAMARA, Hafida RAYEH,
Isilda TEXEIRA, Binta GAYE, Orquilla BELKENICHE, Saadia BAGADJ, Elodie MARÉVAL, Safae CHAKIR, Fatima ChEIKH, Amel ZEKALMI, Ake LUFUMA, Elodie  ROBACHE, Nacera AIT ABDALLAH, Samira TANTAR, Lolita AMRI, Naouel TANTAR, Joudia DAOUDI, Inés TAOUZA, Nehla DJÉRIDI, Linda HAMOUDA BOUDJARANE, Jamila JBARI,Dieyla KA, Anissa LOURGAHI, Bouchra LAMRHARI, Amaria JELALI, Assia ZEKALMI, Ikram CHOUKRI

Pour signer l’appel :

Lien vers la pétition : https://www.change.org/p/brigitte-julien-cheffe-de-l-igpn-marche-des-mamans-de-mantes-la-jolie-pour-la-justice-et-la-dignit%C3%A9-le-8-d%C3%A9cembre-2019

Si vous souhaitez rester informés, il faut cocher la case : « j’accepte de partager mon nom et mon e-mail avec le Collectif de défense des jeunes du Mantois »

Pour nous écrire et signer soit en tant que mère de famille soit en tant qu’organisation ou collectif : cdefensejeunesdumantois@gmail.com

Page facebook du collectif : https://www.facebook.com/Collectif-de-D%C3%A9fense-des-Jeunes-du-Mantois-2290651014505328/