Javier Contreras

Section ASSO 29 (Finistère) : de nombreuses rencontres et actions au programme

ASSO 29 organise de nombreuses soirées de rencontres et d’échanges sur la question du salariat associatif :

  • « Comment ça va dans ton asso ? » : un cycle de 4 soirées de réflexion et d’enquête, pour faire se rencontrer des salarié.es pour partager des problématiques de travail en milieu associatif. L’événement est co-organisé avec Réseau Salariat 29, de février à mai 2024. « Te plains pas, c’est pas l’usine », « C’est pour la bonne cause », « Transformation sociale, gestion excel ! », et « Vous avez dit « Démocratie » ? »
  • Rencontre avec l’observatoire des libertés associatives, le jeudi 21 mars 2024, a rassemblé 20 personnes. Soirée coorganisée entre le syndicat ASSO Solidaire 29 et le Patronage Laïque Guérin. « La situation des libertés associatives en France, l’autocensure dans l’éducation et les ripostes existantes et souhaitables ! »

Comment ça va dans ton asso ?

Ce cycle a pour objectif de faire se rencontrer des salarié.es pour partager des problématiques de travail en milieu associatif.

Ces 4 temps d’échanges et de récits sur le travail seront articulés autour de différents temps et ateliers d’animation ou d’enquête pour réfléchir collectivement à des perspectives d’émancipation.

Te plains pas c’est pas l’usine ! mercredi 14 février 2024 (10 personnes)
Si le travail associatif a longtemps été associé à un geste de résistance permettant un certain engagement au service de valeurs partagées, la dégradation des conditions de travail de plus en plus pesantes tendent à relier l’éthique du dévouement à une certaine auto-exploitation dans des secteurs d’activités de plus en plus précaires…
* La soirée alternera différents temps d’échanges et de récits autour de problématiques de travail en milieu associatif. Un temps spécifique s’attardera sur l’ouvrage « Te plains pas, c’est pas l’usine. L’exploitation en milieu associatif » . Zalzett Lily et Fihn Stella, Niet éditions – 2020.

C’est pour la bonne cause ! mercredi 13 mars 2024 (20 personnes)
Le salariat en milieu associatif s’est essaimé sur une promesse d’émancipation et un désir de travailler autrement. Cependant, aujourd’hui de nombreux cas font état de désillusions, de conflits voire de souffrance au travail où le désenchantement prend peu à peu la place de l’espérance…
* La soirée alternera différents temps et ateliers d’animation et d’enquête autour de problématiques de travail. Un temps de décryptage des ambivalences qui traversent le milieu associatif sera étayé par la lecture et l’arpentage du livre « C’est pour la bonne cause ! Les désillusions du travail
associatif ». Simon Cottin Marx, éditions de l’Atelier – 2021.

Missions sociales, gestion Excel ! mercredi 10 avril 2024
La professionnalisation des associations s’accompagne trop souvent de leur marchandisation. La dérive gestionnaire des « entreprises associatives », leur devenir de prestataires, leur mise en concurrence par des logiques de marché (appel d’offre, appel à projet…), tout comme le management et les impératifs de performance ou de rentabilité métamorphosent le monde associatif, au détriment de l’utilité sociale…
* La soirée s’appuiera à échanger sur la complexité du travail en milieu associatif à travers le 1er rapport de l’observatoire citoyen de la marchandisation des associations, paru en 2023.

Vous avez dit : « Démocratie » ? mercredi 15 mai 2024
La démocratie est une affaire de base et de sommet tout comme la relation employeur-salarié est une singularité du travail en milieu associatif. Si d’aucuns affirment que les associations sont des espaces de vitalité et d’expérimentation démocratique, derrière cette parure, de nombreux rapports de dominations et de hiérarchies sont à l’œuvre. Les méthodes de gestion et d’organisation du travail, sous couvert de participation, n’expriment-elles pas une démocratie en trompe-l’œil ?

Rencontre avec l’observatoire des libertés associatives

Le jeudi 21 mars 2024 (20 personnes)
Soirée coorganisée entre le syndicat ASSO Solidaire 29 et le Patronage Laïque Guérin.

  • Présentation des travaux de l’observatoire et de la situation des libertés associatives en France par Antoni Delfini, sociologue et membre de l’observatoire.
  • Présentation des enjeux, problématiques et menaces de dissolution, temps d’échanges autour des différentes typologies d’entraves et contextualisation au regard de l’actualité locale.
  • Présentation du contrat d’engagement républicain (CER).
  • Esquisse du travail d’enquête en cours de l’observatoire concernant l’autocensure dans les structures d’éducation populaire. Temps d’échanges sur les risques et conséquences pour le secteur associatif.
  • Formulation des ripostes à envisager dans le contexte actuel: débat mouvant traitant des recours juridiques et des marges de manœuvre du militantisme en secteur subventionné.
  • Conclusion et échanges sur les possibilités de construction du rapport de force, ici et maintenant.

Contact : section locale ASSO-Solidaires 29 – asso29@syndicat-asso.fr

JOP : zone de non-droit syndical !

Communiqué inter-orga suite à une diffusion de tract empêchée par la police à l’occasion de la journée de formation des volontaires des jeux olympiques et paralympiques le 23 mars dernier.

Samedi 23 mars, dans le cadre de la journée de formation des volontaires des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) à l’Arena de la Défense, des militant·es de nos organisations ont distribué un tract informant les participant·es de l’état du droit du travail quant à leurs conditions d’intervention aux JOP : le travail fourni va s’effectuer dans des conditions de subordination, y compris pour certain·es au bénéfice d’une société commerciale, il devrait donc relever du salariat et des droits qui y sont attachés.

Alors qu’une quinzaine de militant·es, signalé·es par des chasubles, distribuait tranquillement les informations syndicales à l’extérieur du périmètre de l’événement, iels ont été approché·es au bout de vingt minutes de tractage par différents services de police. Les policier·ères ont d’abord pris leurs informations puis les ont interpellé·es de nouveau pour leur demander de partir et d’enlever leurs chasubles. Lors de cette interpellation, nos militant·es ont fait l’objet d’un contrôle d’identité et leurs sacs ont été fouillés sans qu’aucun motif légitime ne soit invoqué. Des tracts ont été saisis. Certain·es policier·ères ont intimidé les militant·es, notamment en menaçant de les emmener au commissariat et de poursuites judiciaires. L’un des policiers s’est vanté de ne « pas avoir peur de faire des erreurs judiciaires » et de « s’en foutre de la loi, on verra devant le juge ».

Les volontaires ont par ailleurs réagi avec bienveillance à la diffusion de nos tracts, certain·es s’arrêtant pour discuter avec nous et nous remerciant de notre présence. Nous dénonçons la démesure du dispositif de sécurité et le comportement des policier·ères contre une action d’information sur les droits des « bénévoles ».

Le gouvernement prétend que les JOP sont une fête populaire mais s’en sert pour bafouer nos droits fondamentaux, à commencer par celui de la libre expression pourtant garantie constitutionnellement. Il est inadmissible que les organisations syndicales, associatives ou politiques soient intimidées et ne puissent exercer leur droit à communiquer et informer dans l’espace public.

Jeudi 28 mars 2024, les salarié·es de l’association Unis-Cité, pionnière du service civique se mettent en grève !!!

La section syndicale ASSO-Solidaires d’Unis-Cité appelle les salarié·es de l’association à se mettre en grève massivement ce jeudi 28 mars 2024, journée sur laquelle a lieu “J’peux pas j’ai climat! ” , événement porté notamment par Unis-Cité.

Unis-Cité, association au budget de 33M€, propose à la grande majorité de ses agent·es de maîtrise et à tous·tes ses employé·es, des salaires inférieurs à 1760 euros net, salaire minimum pour vivre en France selon la DREES et très loin du revenu médian en France. En juin 2023, des NAO portant sur les conditions salariales ont été menées par les délégués syndicaux, et ont permis d’obtenir une prime de 12,5 points (environ 81 euros) afin de valoriser la plurivalence de la majorité des salarié·es de terrain. En janvier 2024, dans un contexte d’inflation historique, la Direction a décidé de revenir unilatéralement sur cet accord en invoquant une incompréhension des délégués syndicaux du calcul de cette prime, et de l’abaisser à 10 points (66 euros).

C’est suite à cette décision arbitraire et injustifiée, et plus généralement,d’une dégradation des conditions de travail de l’ensemble des salarié·es, que la section syndicale a décidé d’appeler à une grève reconductible dès le jeudi 25 janvier 2024, journée durant laquelle près d’un tiers des salarié·es s’est déclaré·es grévistes. Depuis, le mouvement social n’a jamais cessé, et la section syndicale soutenue par les membres élu·es du CSE a entamé des négociations avec la Direction dans l’espoir d’aboutir à des propositions satisfaisantes permettant une sortie de grève.

La Direction ne propose que des mesures décevantes et se rétracte
sur celles qui auraient pu permettre une sortie de grève. Elle ne semble prendre ni la mesure du degré de mécontentement des salarié·es, ni l’ampleur du chantier devant garantir ne serait-ce que le cadre légal et des conditions de travail dignes.

Parce que nous souhaitons valoriser le travail de terrain, parce que nous avons besoin de propositions qui prennent en considération les réalités du terrain, et surtout parce que nous attendons des mesures à la hauteur de notre engagement dans nos postes respectifs, nous appelons à une nouvelle journée de mobilisation le jeudi 28 mars et exigeons le rétablissement des 2.5 pts, condition sine qua none d’un retour à un dialogue social apaisé.

BONNE JOURNEE QUAND MÊME

Contact : uniscite@syndicat-asso.fr – 06.10.13.00.96