En réponse à la précarisation dans le secteur de l’animation… Le CNEA veut baisser les salaires !

Le CNEA, syndicat employeur du secteur associatif, projette de diminuer les salaires dans une logique comparable à celle du MEDEF. Profitant de la demande de l’Union Syndicale Solidaires et de la CGT de travailler sur la question des bas salaires qui avoisinent le SMIC dans notre secteur d’activité, le CNEA propose de signer un nouvel avenant qui précarise encore plus les salarié-e-s des associations.

Les syndicats des travailleur.ses de la branche animation affiliés à l’Union syndicale Solidaires et à la CGT se mobilisent pour dénoncer cet avenant et lutter pour la revalorisation des salaires de l’animation.

Le CNEA veut une double valeur de points

La valeur V1 concernerait juste le premier groupe (245 points)
La valeur V2 s’appliquerait sur le delta entre les points du premier groupe et le coefficient du/de la salarié-e mais elle concernerait aussi les points d’ancienneté. Elle serait en principe inférieure à V1.

Le CNEA veut supprimer le déroulement de carrière

A l’origine les salariés voyaient augmenter tous les ans leur nombre de points d’ancienneté de 4 pts en moyenne. Le déroulement de carrière avait entraîné une augmentation de l’ancienneté équivalente à 4 points tous les deux ans et un rattrapage des points manquants après plusieurs années de présence. Le CNEA propose de maintenir l’ancienneté à 4 points tous les deux ans.

Le CNEA veut geler la valeur du point

Dans l’avenant proposé la valeur du point serait égale à celle actuelle soit 6,32 € au premier janvier 2022. A la négociation annuelle de juin, le CNEA a accordé 0 augmentation pour 2021 !

Le CNEA veut instaurer des primes au mérite

Tous les quatre ans un entretien obligatoire permettrait de regarder l’évolution du/de la salarié-e en termes de compétence et une prime pourrait lui être versée. Ces entretiens professionnels existent déjà mais ne sont pas effectués par tous les employeurs bien qu’ils soient obligatoires et ceux proposés par le CNEA n’apportent rien de plus.
Pour les salarié-e-s du secteur associatif le « jour d’après » risque d’être pire que le  jour d’avant, et pourtant le rapport de branche dénonce leur précarité.

La CGT et l’Union Syndicale Solidaires proposent d’autres solutions

Exposées ci-dessous dans un tableau comparant nos propositions syndicales au projet du CNEA.

Les salarié-e-s du secteur associatif qui subissent déjà des conditions de travail parfois déplorables car souvent confrontés au temps partiel, à des horaires compliqués, au manque de formation, à des publics difficiles, au manque de moyens, ne peuvent pas accepter la politique du CNEA consistant à baisser leur salaire. Nous appelons les autres syndicats représentatifs de la branche, FO, CFDT, UNSA, à nous rejoindre et à dénoncer ce projet d’avenant.

La CGT et SUD-SOLIDAIRES appellent tous les salariés à dénoncer la politique du CNEA auprès de leurs employeurs respectifs et de tous les administrateurs du CNEA afin d’engager le débat de la juste revalorisation des salaires de la branche animation.

Les métiers de l’Animation sont de vrais métiers. Les professionnels du secteur de l’animation demandent plus de considération et de reconnaissance. Ils exigent de meilleurs salaires, de meilleures conditions de travail, de meilleurs taux d’encadrement, plus de moyens et de capacité d’accueil. Ils demandent que l’Etat et les collectivités freinent leur dérive libérale et notamment la précarisation de nos contrats en investissant financièrement massivement dans notre secteur. Le CDI à temps plein doit redevenir la norme ! Ils demandent au CNEA d’arrêter d’accompagner ces politiques destructrices et de faire preuve de plus de créativité, de combativité et de résistance. Ils demandent aux syndicats plus de solidarité.

Téléchargez le pdf du communiqué initial en cliquant ici.

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