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UNIS-CITÉ RÉFORME SES STATUTS, FAIT PEAU NEUVE POUR MIEUX CACHER L’ABSENCE DE PRISE EN COMPTE DE SES SALARIÉ·ES

Unis-Cité, c’est non seulement l’association pionnière du Service Civique mais aussi la 1ere association d’accueil de jeunes en Service Civique de France.

Malheureusement, de l’autre côté du miroir de cette belle vitrine, Unis-Cité c’est aussi plus de 400 salarié·es réparti·es sur 120 antennes noyé·es dans une politique interne d’austérité et où les valeurs de qualité et d’engagement prônées s’arrêtent là où le contrat commence.

L’année 2025 est marquée par des mesures d’austérité et la précarisation de nos emplois :

  • Mise en œuvre Plan de Sauvegarde de l’Emploi visant 52 postes, sans oublier des démissions et CDD non renouvelés;
  • Recours à l’activité partielle touchant 41 salarié·es;
  • Congés imposés la semaine la plus chère du mois d’août et une autre semaine en fin d’année, sans oublier au moins un pont au mois de mai;
  • Gel des augmentations des salaires pendant 2 ans donc certain·es salarié·es n’auront pas d’augmentation pendant 4 ans;
  • Diminution drastique de réunions et séminaires régionaux causant une perte dans le lien entre collègues alors que nous sommes déjà réparti·es sur de vastes territoires.

Inutile de vous préciser à quel point le niveau d’incertitude et de détresse des salarié·es d’Unis Cité se sent dans les couloirs.

L’année 2025 se conclut par un CA le 17 décembre visant à voter le budget 2026 et une réforme des statuts de l’association. Cette refonte vise à inclure les salarié·es au sein de la gouvernance. Si cette initiative est très bien sur le papier, elle n’est qu’une mesure de façade qui ne permettra pas aux salarié·es de réellement peser sur les décisions puisque pas droit de vote. Cette manœuvre permettra également de changer l’objet de cette association.

Lors de la présentation en plénière, ASSO-Solidaires constate que plutôt que de répondre aux besoins de notre société, la gouvernance a préféré s’aligner sur l’agenda politique du gouvernement (ou se préparer pour une arrivée au gouvernement de l’extrême droite) et promouvoir un Service National obligatoire! On est bien loin de l’engagement volontaire… Et la voix des salarié·es qui demandent depuis des années que l’association ne dépende plus d’un dispositif d’Etat n’est pas entendue. C’est encore plus de précarisation pour la jeunesse, pas de pensée pour la dignité et ni pour l’accès à l’emploi à la hauteur des demandes sociales actuelles.

C’est aussi une preuve supplémentaire de la méconnaissance totale du métier de tuteur·ice et formateur·ice de jeunes. Nous savons que rien n’éloigne plus un·e jeune des notions abstraites, comme l’engagement et la solidarité, que de se sentir contraint·e, obligé·e et infantilisé·e. Le tout déguisé d’un soi-disant choix du jeune par rapport aux types d’engagement. On le sait bien, à terme dans un cadre associatif national aussi affaibli, la seule structure en capacité d’accueillir autant de jeunes c’est l’armée. L’association qui jadis promulguait des valeurs, veut aujourd’hui préparer la future chair à canon? S’apprête-t-elle à rejoindre les discours nationalistes et belliqueux qui prennent une place grandissante dans les médias?

C’est pourquoi ASSO-Solidaires fait appel à la solidarité des salarié·es du secteur associatif en Île de France (et ailleurs) à une mobilisation le 17 décembre à partir de 16h30 aux alentours de Porte de La Chapelle où se tiendra le prochain CA. Envoyons un message clair aux employeurs de l’associatif contre l’approche paternaliste et la maltraitance salariale!

Asso-Solidaires rappelle à Unis Cité ses engagements en termes de:

  • la mise en place d’une stratégie qui vise à l’amélioration des conditions de travail et une réduction du taux de turn-over;
  • la reconnaissance du travail effectué à travers les augmentations de salaire;
  • une cessation de l’imposition de congés payés et la mise en place d’un meilleur suivi du droit au repos des salarié·es;
  • une écoute sérieuse sur les besoins sociales et les remontés du terrain concernant la réforme des statuts

Aux salarié·es d’Unis Cité, un message de soutien fort: gardez vos têtes hautes, le travail accompli ne doit pas se faire au détriment de votre santé mentale ou physique.

Liberté pour notre camarade Julien et pour tou·tes les placé·es en garde-à-vue

Un de nos camarades d’ASSO-Solidaires Ile-de-France a été mis en garde-à-vue suite à sa participation à la manifestation intersyndicale de Paris. Nous appelons à un rassemblement à 18h30 devant le commissariat du 11eme arrondissement de Paris afin d’exiger sa libération immédiate.

Trois jours après notre communiqué national sur la répression policière subie par le mouvement social du 10 septembre et les intimidations et arrestations d’adhérent·es d’ASSO-Solidaires partout en France le constat est le même pour la journée de mobilisation d’hier: 304 interpellations et 134 garde-à-vue pour satisfaire l’égo de Retailleau et de la police au service des milliardaires.

L’absence totale de réponse politique au mouvement social est une des raisons de la réussite de la mobilisation du 18 septembre, les gesticulations médiatiques d’un Lecornu illégitime ne sont que de la poudre au yeux pour gagner du temps et faire croire aux français·es que ce gouvernement sera différent après 7 ans de mandats brutaux de Macron.

Nous réaffirmons que le mouvement «Bloquons tout» est légitime, qu’il s’oppose aux choix politiques d’un gouvernement illégitime. Être dans la rue et participer à des actions de blocage hier, aujourd’hui et demain sont des actes courageux et citoyens.

Nous dénonçons ces violences policières et arrestations abusives, stratégie d’escalade violente organisée par le gouvernement, qui visent à intimider pour ne plus aller manifester. Nous ne connaissons que trop bien les techniques de maintient de « l’ordre » et l’instrumentalisation de la justice à Paris et dans ses banlieues qui visent à criminaliser les victimes de violences policières pour dédouaner leur agresseurs.

Nous appelons à nouveau à continuer le mouvement avec force et à organiser collectivement un mouvement social de grande ampleur contre des politiques économiques et sociales mortifères. Nous apportons notre soutien à tout·es les personnes victimes de la répression et des violences policières, et appelons à continuer les actions jusqu’à la démission d’Emmanuel Macron.

Rendez-vous devant le commissariat du 11ème arrondissement à partir de 18h30 pour exiger la libération de Julien. Nous ne nous laisserons pas intimider: notre détermination à combattre ce gouvernement n’en est que plus forte.

ASSO-Solidaires Ile-de-France appelle à se rassembler devant tous les commissariats où sont placé·es des manifestant·es et ce jusqu’à leur libération.

Section locale IDF – ASSO-Solidaires
Union syndicale Solidaires

31 rue de la Grange aux Belles 75010 Paris
iledefrance@syndicat-asso.fr / www.syndicat-asso.fr

Enquête sur les conditions de travail dans le milieu associatif en Hauts-de-France

La section 59/62 d’ASSO Solidaires lance une grande enquête régionale pour donner la parole aux salarié·es du secteur associatif. Objectif : documenter leurs conditions de travail, rendre visible leur réalité professionnelle et porter des revendications à partir de leurs témoignages.

Les salarié·es du secteur associatif représentent une part essentielle du tissu social en Hauts-de-France. Présents dans des domaines aussi variés que la culture, le sport, l’environnement, l’action sociale ou encore l’éducation populaire, ces professionnel·les œuvrent souvent dans l’ombre, dans un contexte de précarité croissante et de fragilisation structurelle du secteur.

Pour faire entendre leur voix, le collectif ASSO de Solidaires lance une enquête ouverte à toutes les personnes salariées d’associations dans la région, quels que soient leur contrat, leur ancienneté ou leur fonction. Le questionnaire aborde de nombreuses thématiques : conditions d’emploi, charge de travail, reconnaissance, hiérarchie, discriminations, droits syndicaux, santé au travail, etc.

L’objectif de cette enquête est double. D’une part, dresser un état des lieux précis et réaliste des conditions de travail dans les associations. D’autre part, construire collectivement des revendications à partir de ces constats, afin d’alimenter les actions syndicales, les négociations collectives et les mobilisations à venir. Il s’agit aussi de visibiliser un secteur encore trop souvent ignoré dans les politiques publiques comme dans les débats sur le travail.

L’enquête est ouverte du 1er juillet au 30 novembre 2025. Elle est totalement anonyme et prend environ 15 minutes à remplir. Elle s’adresse à toutes et tous, sans condition de syndicalisation.

ASSO 59/62 appelle l’ensemble des salarié·es concerné·es à y participer massivement et à la relayer dans leurs réseaux professionnels et militants. Car plus les réponses seront nombreuses, plus le message porté collectivement sera fort.

Voici le lien pour participer à l’enquête ou pour relayer sur les réseaux sociaux :

https://framaforms.org/enquete-sur-les-conditions-de-travail-dans-le-milieu-associatif-en-hauts-de-france-1747123898