Communiqués

Prise de position d’ASSO sur certaines thématiques/certains sujets, communiqués liés à la situation de structures qui comptent des adhérents ASSO

Ligue de l’enseignement 69 : APPEL A LA GRÈVE DES SALARIÉ·ES DES MAISONS DE QUARTIER DE SAINT-PRIEST A PARTIR DU 23 JUILLET 2026 !

Suite à une première grève en juin 2025 et face à la dégradation continue des conditions de travail et à l’absence de réponse satisfaisante de la Ligue de l’enseignement 69 (FOL 69) aux difficultés rencontrées, nous devons faire entendre nos revendications.

L’organisation syndicale ASSO-Solidaires a donc déposé un préavis de grève à partir du23 juillet 2026 concernant l’ensemble des salarié·es de la FOL 69 affecté·es aux Maisons de quartier de Saint-Priest.

NOS REVENDICATIONS :

– Des effectifs et des moyens humains suffisants pour assurer nos missions sereinement.

– Le pourvoi immédiat des postes vacants pour garantir la continuité des activités et limiter la surcharge de travail.

– Des rémunérations à la hauteur pour recruter et fidéliser des professionnel·les qualifié·es et le passage en CDII des animateur·ices actuellement en CEE.

– Le respect intégral du droit du travail et de la convention collective ECLAT.

– L’arrêt immédiat des procédures disciplinaires engagées à l’encontre de notre déléguée syndicale et directrice de la Maison de Quartier Diderot.

– L’arrêt des entraves faites au CSE et au droit syndical. Nous rappelons que la FOL69 a été condamnée par le Tribunal Judiciaire de Lyon le 13 octobre 2025, alors qu’elle avait elle-même saisi ce tribunal, pour essayer de ne pas payer une expertise votée par le CSE. De plus, l’Inspection du travail a déjà dû intervenir à plusieurs reprises pour faire respecter le bon fonctionnement du CSE : tentatives de l’employeur de faire cesser les réunions avant que l’ordre du jour soit épuisé, de remplacer une élue titulaire ASSO-Solidaires par une élue d’un autre syndicat, absence d’information-consultation du CSE sur une ré-organisation… Sans compter les refus de la Direction de répondre aux élu·es et à notre Déléguée syndicale.

NOS VALEURS SONT EN JEU !

Les Maisons de quartier sont des lieux d’éducation populaire. Elles portent des valeurs essentielles : Respect – Solidarité – Égalité – Écoute – Participation – Émancipation – Dignité. Ces valeurs sont au cœur de nos métiers et de notre engagement quotidien auprès des habitant·es. Pourtant, aujourd’hui, un profond décalage est ressenti entre ces principes et les pratiques de l’employeur. Les salarié·es constatent un manque de considération, des décisions unilatérales, une parodie de « dialogue social » et des méthodes de communication inadaptées.

Des exigences toujours plus importantes sans moyens humains ni organisationnels suffisants… ça ne peut plus durer !

Comment transmettre des valeurs de respect, de dialogue et de solidarité aux habitant·es lorsque les salarié·es ne se sentent pas eux-mêmes respecté·es ?

Nous refusons que les impératifs de gestion et le système temps prennent le pas sur l’humain, car les femmes et les hommes qui font vivre les Maisons de quartier sont la première richesse de ce service d’intérêt général.

Sans équipes stables, reconnues et soutenues, il n’y a pas d’éducation populaire possible !

Cette mobilisation est celle de toutes celles et tous ceux qui souhaitent :

  • défendre des conditions de travail dignes et respectueuses du droit ;
  • préserver la qualité des actions menées auprès des habitant·es ;
  • faire vivre les valeurs de l’éducation populaire.

DÉFENDRE NOS CONDITIONS DE TRAVAIL, C’EST AUSSI DÉFENDRE LES

HABITANT·ES ET LES VALEURS DE L’ÉDUCATION POPULAIRE !

NOTRE TRAVAIL A DU SENS.

NOS VALEURS NE SONT PAS NÉGOCIABLES.

ENSEMBLE, FAISONS ENTENDRE NOTRE VOIX !

RDV JEUDI 23 JUILLET 2026 à 12H30 au 20 rue François Garcin, Lyon 3ème

Le syndicat ASSO-Solidaires

Pour la défense des salarié·es des Maisons de quartier de Saint-Priest

Communiqué de ASSO-Solidaires

1 er juillet 2026

C’est avec stupeur que nous apprenons les derniers événements survenus au sein de l’association Greenpeace France. La déléguée syndicale qui négocie depuis des mois contre un plan de sauvegarde de l’emploi est l’objet d’attaques graves. Un prétendu mail « anonyme » prenant ouvertement le parti de la direction a été envoyé quelques jours seulement avant une réunion des instances décisionnaires. Celles-ci devaient voter un cadre budgétaire permettant de mettre en œuvre ce plan de licenciement.

Ce courrier contient des accusations très graves à l’endroit de notre camarade et déléguée syndicale ASSO-Solidaires: des éléments de sa vie privée et de celle de son conjoint, des propos attentatoires à sa dignité ont été tenus, et lui sont également reprochés le remboursement de ses trajets pour aller négocier le PSE… Il faudrait maintenant que les élu·es paient de leur poche pour exercer leurs prérogatives.

Cette gestion des relations sociales, les pratiques discriminatoires, les actes ayant pour objet ou pour effet de dégrader les conditions de travail et d’exercice du mandat sont inacceptables.

Notre déléguée syndicale a été arrêtée et ne peut en l’état poursuivre les négociations. Une alerte pour danger grave et imminent a été lancée par des membres du CSE.

Au regard de la gravité de la situation, nous sollicitons la participation du Conseil d’administration aux négociations, afin de garantir qu’elles se poursuivent dans un cadre respectueux et loyal, dans l’intérêt des salarié⸱es et leur emploi.

Nous sollicitons également le CA de Greenpeace afin de protéger la santé et la sécurité de notre camarade, qui ne doit pas être oubliée.

Une citation directe devant le Tribunal Correctionnel de Paris est en cours de rédaction contre tous·tes celles et ceux qui ont participé à ces actes et notamment Mme Eve KAROUBI, représentante légale de l’association. Nous ne laisserons rien passer.

Contact Section syndicale ASSO-Solidaires de Greenpeace France: greenpeace@syndicat-asso.fr
ASSO-Solidaires: contact@syndicat-asso.fr

Communiqué de Asso-solidaires

La problématique du harcèlement a toujours été centrale pour les syndicats composant l’Union Syndicale Solidaires. À tel point que la plus grande avancée juridique en la matière: la reconnaissance du harcèlement moral organisationnel comme une infraction pénale à France Télécom, est le fruit d’un combat de plusieurs années mené par un syndicat de Solidaires.

Dans ces circonstances, c’est avec stupeur que nous apprenons qu’une enquête interne a été diligentée en décembre 2025 par la direction de Greenpeace France et confiée à un cabinet d’avocat d’employeurs pour de prétendues allégations de «harcèlement moral» à l’encontre des élu·es et représentant·es du personnel. Il leur est notamment reproché d’exercer leurs mandats et de défendre les salarié·es suivant des modalités qui relèvent de la liberté syndicale et du strict respect de l’intégrité physique et morale des salarié·es.

Que la défense des salarié·es emprunte les chemins de la critique et parfois même de la radicalité n’a rien de répréhensible. En revanche, que l’action des élu·es soit ainsi stigmatisée et que les élu·es soient jeté·es en pâture interroge sur les intentions de la direction.

Cette enquête-bâillon porte en effet explicitement sur des activités syndicales, des prises de parole d’élu·es CSE dans le cadre de l’exercice de leur mandat, des critiques de décisions de la direction et du management, des mobilisations collectives et tracts syndicaux, et même l’expression d’orientations politiques ou syndicales. La conflictualité inhérente à cette expression ne peut être assimilée en soi à du «harcèlement moral». Tenter de l’empêcher relève à l’inverse d’une atteinte grave à la liberté d’expression et à la liberté syndicale.

Ceci d’autant plus que ces accusations interviennent dans un contexte où l’association Greenpeace France est confrontée à un plan de licenciements, dit de “sauvegarde de l’emploi” visant à la suppression d’un quart des effectifs et que les élu·es et syndicats doivent pouvoir exercer leurs prérogatives pour tenter de sauver les emplois. La fonction politique de ce dispositif d’enquête-bâillon est précisément de délégitimer et d’isoler les instances représentatives du personnel (IRP) pour neutraliser leur capacité d’agir et, en l’occurrence, de nuire à toute dynamique collective d’opposition au projet de la direction. D’ailleurs, il n’est pas anodin de relever qu’au cours d’une restitution, la direction a lu un message «anonyme» demandant la «dissolution du CSE» devant toutes et tous. Elle a expliqué que cela ne serait pas fait par «volonté d’apaisement». Non, ce n’est pas par apaisement que le CSE n’est pas dissout, mais parce que l’entrave aux IRP est susceptible de tomber sous le coup de la loi.

On peut également s’interroger sur l’agenda de cette enquête, lancée en pleine préparation du plan de licenciements (PSE) et dont les résultats ont été communiqués en plein cœur des négociations. En effet, face à des choix économiques et sociaux contestables, la direction de Greenpeace France a décidé d’instrumentaliser cette enquête menée à dessein. Ainsi, au cours de ces restitutions répétées dans des cadres différents (CSE, salarié·es, Conseil d’Administration), le harcèlement moral est présenté comme un élément avéré. La présidente de Greenpeace France est même allée jusqu’à évoquer la possibilité pour les salarié·es victimes d’agir devant le juge pénal en oubliant au passage la présomption d’innocence.

Ces accusations ainsi que les moyens significatifs déployés pour les soutenir (plusieurs dizaines de milliers d’euros) et tenter de leur donner corps, contrastent avec la faiblesse des conclusions auxquelles elles aboutissent. En effet, de l’aveu de la direction, les conclusions de l’enquête «qui mettent en avant pas suffisamment d’éléments tangibles, datés, précis, permettant de corroborer les allégations», «n’a pas amené à des faits suffisamment étayés pour appuyer solidement des sanctions». Et alors que la restitution du rapport d’expertise s’achève par ce constat «les faits établis par l’enquête ne sont, pour la plupart, pas datés de façon certaine et ne permettent pas de se prononcer sur leur éventuelle prescription, pour la plupart des salariés mis en cause.», le harcèlement n’en est pas moins présenté comme une réalité tangible.

Or, juridiquement, le harcèlement moral n’est pas seulement un manquement, c’est également une infraction pénale. Cette dernière repose sur des faits datés, circonstanciés et dûment établis, ce que l’enquête peine à caractériser. C’est pour l’ensemble de ces raisons que nous ne pouvons laisser perdurer de telles accusations et étudions toutes les conséquences qui pourraient être données à ces événements.

Contact Section syndicale ASSO de Greenpeace France: greenpeace@syndicat-asso.fr
ASSO-Solidaires: contact@syndicat-asso.fr