Nous dénonçons les conditions de travail dans l’association Iris Messidor et le licenciement inacceptable d’Alexandra Poindron

Le syndicat ASSO a pris la décision de rendre public les différents courriers qu’il a adressé à l’association Iris Messidor au sujet des conditions de travail dans la structure et de la décision inacceptable de licencier Mme Alexandra Poindron. Le courrier que nous publions aujourd’hui et le troisième courrier que nous leur adressons alors qu’Iris Messidor n’a toujours pas pris la peine de répondre à nos deux premiers courriers. Les risques psycho-sociaux très élevés que nous pointions dans le premier courrier sont aujourd’hui plus importants que jamais et mettent en danger la santé psychique et physique des salarié.e.s.

A Paris le 26 Février 2018,

Courrier envoyé par courriel et lettre recommandée à Monsieur Patrick Chaltiel Président du Conseil d’Administration de l’association IRIS MESSIDOR et copie à l’inspection du travail

Objet : Décision de licencier Mme Alexandra Poindron

Monsieur Chaltiel,

Notre faisons suite à votre décision de licencier Mme Alexandra Poindron pour insuffisance professionnelle, décision notifiée le 30 Janvier par courrier recommandé.

Cette décision, humainement dramatique, ne nous étonne pas et s’inscrit dans la droite ligne d’une “mauvaise gestion entrepreneuriale” de votre structure qui combine des cadences infernales imposées et un management du contrôle et de l’obéissance aussi déshumanisé qu’il est brutal et dont le licenciement de Mme Poindron  est le symbole.

Les tergiversations autour du motif de licenciement de Mme Poindron, mise à pied à titre conservatoire indiquant un licenciement pour faute grave ou faute lourde, puis licenciement pour insuffisance professionnelle c’est-à-dire sans faute, masquent mal la réalité de la situation. Mme Poindron est licenciée pour avoir osé dénoncer les conditions de travail des salarié.e.s dans l’association comme l’ont été avant elle, exemples parmi d’autres, des psychologues de votre association et dont le tort commun semble n’avoir été que de refuser d’agir comme des exécutant.e.s face à une direction autoritaire qui ne prend en compte ni l’avis de ses salariés, ni – plus grave encore –  l’intérêt des usagers qui sont pourtant des personnes vulnérables.

Est-il interdit de parler en réunion d’équipe ? Est-il interdit d’émettre un avis négatif sur un outil informatique qui a pour seul objectif  de contrôler l’activité des salarié.e.s ? Comment une discussion en réunion d’équipe peut “mettre en péril l’association face aux financeurs”  alors que les salarié.e.s ont accepté, faute de choix, d’utiliser l’outil et de se conformer à cette injonction d’évaluation permanente ? Est-il interdit de s’interroger entre professionnels sur la façon la plus adaptée d’organiser la prise en charge de bénéficiaires au parcours souvent chaotique ?

Ce qui met en péril l’association, c’est votre choix de refuser le dialogue et de ne pas prendre en considération l’avis des salarié.e.s qui font vivre votre structure et qui travaillent de manière bienveillante auprès d’un public en grandes difficultés car il n’est pas conforme à la direction que prend l’association. De cette situation préoccupante et visiblement généralisée dans le fonctionnement de l’association Iris Messidor, atteste encore, s’il en était besoin, le départ précipité – entre autres professionnels – de 3 AMP récemment embauchés au SAMSAH des Pavillons-sous-Bois. Nous refusons de nous taire et d’accepter sans rien dire des conditions de travail qui se dégradent au nom de l’évaluation et des “demandes des financeurs”.

Pour le syndicat ASSO

Florian Martinez

Courrier du 22 janvier 2018
Courrier du 24 janvier 2018
Courrier du 26 février 2018

 

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