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ASSO 69 : Mobilisation contre la nuit du « bien commun »

ASSO 69 a interpellé l’ensemble des associations participantes pour leur demander de se retirer de l’évènement lyonnais, en transmettant des informations et explications sur les enjeux de ce gala de charité.
Plusieurs organisations dont la Section Carrément Anti-Stérin (SCAS) locale ont interpellé les pouvoirs publics et la multinationale lyonnaise GL Events, qui gère en délégation de service public le Centre des congrès où se tenait l’événément, pour exiger son annulation, en vain.

Solidaires Rhône et ASSO 69 ont participé à l’organisation d’un rassemblement inter-orgas avec notamment les Soulèvements de la terre, à plusieurs centaines de mètres du lieu où la Nuit avait lieu : https://www.solidairesrhone.org/spip.php?article1260

Le rassemblement a réuni environ 150 personnes, avec une prise de parole notamment d’ASSO 69 sur le contexte austéritaire dans l’associatif. Une membre d’une association participant à la NBC, après avoir reçu nos mails, est venue au rassemblement s’informer et écouter nos prises de parole. Son association n’est pas allée jusqu’à annuler sa participation mais ces mails ont provoqué beaucoup de débats internes dans les quelques associations participantes ne faisant pas partie de la galaxie de l’extrême-droite.

Le rassemblement s’est poursuivi par une manif sauvage festive avec la Fanfare à manif, jusqu’au lieu de l’événement. La police lyonnaise étant toujours bien préparée pour nous empêcher d’accéder au plus près des lieux d’organisation de l’extrême-droite, la manif sauvage a déambulé tout autour du lieu de l’événément.

Mais à l’intérieur même du bâtiment où se tenait la nuit du bien commun, une odeur démoniaque est venue troubler la fête, provoquant de nombreux départs !

ASSO 33 – Nuit du bien commun : une procédure bâillon contre ASSO 33

Comme d’autres sections en France, ASSO 33 s’est mobilisée contre l’organisation de la Nuit du bien commun à Bordeaux le 10 décembre dernier. La section a réutilisé des outils partagés par des camarades (merci à ASSO 13 et 37 notamment !) pour faire entendre sa voix face à l’instrumentalisation de ce pseudo gala caritatif par l’extrême-droite : une pétition* en ligne pour demander l’annulation de l’événement par la Chambre de commerce et de l’industrie (signée par près de 1500 personnes) et des mails envoyés aux associations lauréates pour les inciter à se retirer de la Nuit du bien commun.

Après quelques jours, nous avons appris le retrait de l’une des associations participantes, une belle victoire ! Mais la célébration fut de courte durée : deux camarades ont été contactées par la préfecture de police de Bordeaux, leur apprenant que cette association portait plainte contre ASSO Solidaires pour « entrave concertée à la liberté de réunion ». 

Un motif loin d’être anodin, puisqu’il fait écho à une rhétorique bien rodée de l’extrême-droite face à l’exercice de nos libertés syndicales et associatives, et qui laisse peu de doute sur le fait que l’organisation elle-même de la Nuit du bien commun soit derrière cette plainte.

L’affaire a eu au moins un impact médiatique, puisque de nombreux articles ont relayé l’information de cette plainte et des mobilisations contre la tenue de la Nuit du bien commun, en soulignant ses liens avec la galaxie Stérin et la société Obole. Quelques deux cents personnes sont venues manifester devant le Palais de la Bourse qui accueillait l’événement, en scandant en cœur des slogans antifascistes.

Sans surprise, la plainte a été classée sans suite un mois après l’organisation de la Nuit du bien commun. Néanmoins, une camarade a bien été entendue par la préfecture de police et la section a consulté un avocat pénaliste pour s’assurer de la démarche opportune à suivre.

La plainte a clairement eu un impact négatif sur notre liberté de communiquer et de se mobiliser face à cet événement, la section craignant que l’affaire ne prenne une ampleur plus importante.

Il est important de souligner que le parquet a fait le choix d’instruire cette plainte alors qu’aucun délit n’était identifiable dans la déposition, l’évènement n’ayant pas encore eu lieu et ne pouvant de ce fait pas être entravé. Le procureur a donc participé au jeu de l’extrême droite, dans sa pratique désormais courante de « procédure baillon ».

Le fascisme s’organise chaque jour davantage pour entraver notre liberté d’expression et de mobilisation en tant que syndicat et citoyen·nes. Face à cette menace croissante, partageons nos modes d’action et organisons-nous pour ne pas céder aux intimidations de la peste brune!  

Contact : asso33@mailo.com

Notes

Liens vers la pétition en ligne sur Change.org

https://www.lejdd.fr/Societe/nuit-du-bien-commun-menacee-de-censure-la-liberte-de-reunion-en-peril-163890

Communiqué du 10 décembre 2025 https://cloud.syndicat-asso.fr/f/1247109

ASSO IDF : Mob Anti Stérin

4 décembre 2025, ASSO IDF et d’autres collectifs de la SCAS (Section Carrément Anti-Stérin) IDF se rassemblent devant le théâtre des Folies Bergères où se tient la cérémonie des « Nuits du Bien Commun de Stérin » pour dénoncer les stratégies nauséabondes de l’extrême-droite qui tente par tous les moyens d’étendre son influence. Parmi les prises de parole et la chorale militante, nous étions présent·es pour rappeler qu’ASSO porte un syndicalisme de lutte et de transformation sociale, et surtout notre mot d’ordre : derrière le fascisme se cache le capital, la lutte antifasciste est une lutte syndicale !

A Paris, l’édition 2026 de la «Nuit du Bien commun» s’est déroulée le 4 décembre aux Folies Bergères (salle appartenant à Bolloré, grand copain de Stérin). Face à cette initiative, ASSO IDF s’est engagé avec d’autres collectifs militants et syndicaux pour porter la voix de la réaction à Stérin et son monde au sein de la SCAS (Section Carrément Anti Stérin) Ile de France. Retour sur nos différentes actions :

En lien avec les autres orgas de la SCAS, nous avons eu l’occasion de mener un travail de décryptage du système Stérin et ses ramifications. Plus particulièrement, cela a été l’occasion de jeter un coup d’oeuil aux assos mises sur le podium ce soir là… Quelle surprise (non) de découvrir qu’autant de ces « élus » étaient liés à l’extrême droite (parmi lesquelles L’école Jacinthe et François, école privée catholique hors contrat, ou encore La maison de Tom Pouce qui se prévaut d’accompagner et accueillir des femmes enceintes vulnérables, et dont les fondateurs sont des personnalités anti-avortement reconnues).

En parallèle, ASSO IDF a participé à l’organisation d’une soirée d’information le 8 novembre au Cirque Electrique (Paris 20ème). Lors de ce « chapiteau anti-facho », nous avons eu l’occasion de prendre la parole aux côtés de nos camarades de la SCAS, du collectif Hors-Cadre (ayant notamment mené une enquête sur la prise en main du thème de la charité à l’extrême-droite), et de l’Observatoire des multinationales, pour y évoquer la vulnérabilité du secteur associatif en proie à des baisses de financement successives, face à la montée de l’extrême-droite qui entend bien entreprendre une vraie mise au pas de notre secteur en y injectant ses financements douteux.

ASSO IDF s’est également associé à Sud éducation Paris et au Sundep Paris pour produire un tract rappelant la mainmise de Stérin et son monde sur le secteur de l’éducation, et notamment via les entités « Excellence Banlieue » et « Excellence Ruralité », qui toutes deux se posent en alternative à l’école publique (« en ruine » qui serait polluée par le «politiquement correct, une menace contre le développement de l’esprit critique de nos élèves»; ou encore l’association « LIFT » qui propose des programmes en ligne d’éducation à la sexualité destinés aux élèves dans le cadre de l’EVARS).

Notre mobilisation a culminé le 4 décembre, soir de la NDBC, où a eu lieu une véritable « contre soirée ». Des camarades à l’intérieur de la salle sont là pour gâcher la fête, et alors que des boules puantes sont lâchées dans les allées, nous sommes dehors à deux pas des Folies. Au programme : dj sets, chorale et fanfare militantes, et prises de parole de différents collectifs pour dénoncer les dangers de l’extrême droite et rappeler ses projets mortifères. Vers 21h, alors que la NDBC bat son plein, le collectif PES (Parade à l’Extrême Stupidité) déclenche un feu d’artifice depuis le toit du bâtiment et déploie une banderole « Paris est antifa ». Résultat de notre action : beaucou de fachos fâchés, et moins d’argent récolté par Stérin (695.400€ euros contre 1,4 millions l’an dernier).

La prise de parole d’ASSO n’aura finalement pas lieu ce soir mais nous étions tous·tes réuni·es pour porter le même message : celui de la nécessité vitale de la lutte contre l’extrême droite et ses réseaux sur-organisés et biberonnés par les milliardaires.

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