ASSO IDF : Mob Anti Stérin

4 décembre 2025, ASSO IDF et d’autres collectifs de la SCAS (Section Carrément Anti-Stérin) IDF se rassemblent devant le théâtre des Folies Bergères où se tient la cérémonie des « Nuits du Bien Commun de Stérin » pour dénoncer les stratégies nauséabondes de l’extrême-droite qui tente par tous les moyens d’étendre son influence. Parmi les prises de parole et la chorale militante, nous étions présent·es pour rappeler qu’ASSO porte un syndicalisme de lutte et de transformation sociale, et surtout notre mot d’ordre : derrière le fascisme se cache le capital, la lutte antifasciste est une lutte syndicale !

A Paris, l’édition 2026 de la «Nuit du Bien commun» s’est déroulée le 4 décembre aux Folies Bergères (salle appartenant à Bolloré, grand copain de Stérin). Face à cette initiative, ASSO IDF s’est engagé avec d’autres collectifs militants et syndicaux pour porter la voix de la réaction à Stérin et son monde au sein de la SCAS (Section Carrément Anti Stérin) Ile de France. Retour sur nos différentes actions :

En lien avec les autres orgas de la SCAS, nous avons eu l’occasion de mener un travail de décryptage du système Stérin et ses ramifications. Plus particulièrement, cela a été l’occasion de jeter un coup d’oeuil aux assos mises sur le podium ce soir là… Quelle surprise (non) de découvrir qu’autant de ces « élus » étaient liés à l’extrême droite (parmi lesquelles L’école Jacinthe et François, école privée catholique hors contrat, ou encore La maison de Tom Pouce qui se prévaut d’accompagner et accueillir des femmes enceintes vulnérables, et dont les fondateurs sont des personnalités anti-avortement reconnues).

En parallèle, ASSO IDF a participé à l’organisation d’une soirée d’information le 8 novembre au Cirque Electrique (Paris 20ème). Lors de ce « chapiteau anti-facho », nous avons eu l’occasion de prendre la parole aux côtés de nos camarades de la SCAS, du collectif Hors-Cadre (ayant notamment mené une enquête sur la prise en main du thème de la charité à l’extrême-droite), et de l’Observatoire des multinationales, pour y évoquer la vulnérabilité du secteur associatif en proie à des baisses de financement successives, face à la montée de l’extrême-droite qui entend bien entreprendre une vraie mise au pas de notre secteur en y injectant ses financements douteux.

ASSO IDF s’est également associé à Sud éducation Paris et au Sundep Paris pour produire un tract rappelant la mainmise de Stérin et son monde sur le secteur de l’éducation, et notamment via les entités « Excellence Banlieue » et « Excellence Ruralité », qui toutes deux se posent en alternative à l’école publique (« en ruine » qui serait polluée par le «politiquement correct, une menace contre le développement de l’esprit critique de nos élèves»; ou encore l’association « LIFT » qui propose des programmes en ligne d’éducation à la sexualité destinés aux élèves dans le cadre de l’EVARS).

Notre mobilisation a culminé le 4 décembre, soir de la NDBC, où a eu lieu une véritable « contre soirée ». Des camarades à l’intérieur de la salle sont là pour gâcher la fête, et alors que des boules puantes sont lâchées dans les allées, nous sommes dehors à deux pas des Folies. Au programme : dj sets, chorale et fanfare militantes, et prises de parole de différents collectifs pour dénoncer les dangers de l’extrême droite et rappeler ses projets mortifères. Vers 21h, alors que la NDBC bat son plein, le collectif PES (Parade à l’Extrême Stupidité) déclenche un feu d’artifice depuis le toit du bâtiment et déploie une banderole « Paris est antifa ». Résultat de notre action : beaucou de fachos fâchés, et moins d’argent récolté par Stérin (695.400€ euros contre 1,4 millions l’an dernier).

La prise de parole d’ASSO n’aura finalement pas lieu ce soir mais nous étions tous·tes réuni·es pour porter le même message : celui de la nécessité vitale de la lutte contre l’extrême droite et ses réseaux sur-organisés et biberonnés par les milliardaires.

Ressources