Le projet politique du Rassemblement national (RN) est réactionnaire. Avec les élections présidentielles du printemps 2027, son arrivée au pouvoir lui permettrait de mettre en œuvre son projet raciste, patriarcal et capitaliste. L’avènement d’une société plus juste etplus égalitaire serait totalement remis en cause avec un impact important sur le secteur associatif et ses travailleur·ses. Marchons le 24 octobre pendant leur congrès, contre l’extrême-droite et ses idées à Orléans !
ATTAQUES SUR LES FINANCEMENTS DE NOS ASSOCIATIONS
Suite aux dernières élections municipales, les mairies RN ont largement baissé les subventions aux associations. Ainsi, à Bagnols sur Cèze, le budget des associations a été divisé par deux et la mairie a supprimé une grande partie des subventions des deux centres sociaux de la ville. A Carpentras, la saignée est de 300 000 euros. A la Flèche, c’est l’aide aux associations d’aides aux personnes exilées qui ont vu leurs subventions supprimées. Les associations culturelles sont aussi une des premières cibles des mairies d’extrême-droite. Dans le contexte d’austérité actuel, le financement par les collectivités territoriales est un des seuls recours pour la survie de nombreuses associations qui participent largement à la vie de la société. L’arrivée de l’extrême-droite au pouvoir ne ferait que renforcer la mise au pas des associations, qui seraient alors conditionnées à l’alignement sur leurs politiques réactionnaires. Les parlementaires du RN tentent depuis plusieurs années de bâillonner les associations en proposant des lois qui attaquent la défiscalisation des associations appelant à la désobéissance civile ou celles considérées comme « communautaristes ».
RACISTE ET XÉNOPHOBE, LE RN EST L’ENNEMI DES ASSOCIATIONS !
Ne nous trompons pas, la baisse des subventions des associations permet au RN d’attaquer frontalement les associations qui portent des projets progressistes : égalité femmes/hommes, lutte contre les discriminations, protection des personnes exilées : le RN n’a jamais été du côté du progrès social. La loi confortant les principes républicains, que nous dénonçons depuis sa mise en place, est un boulevard pour sa politique islamophobe et xénophobe. Nous avons toujours :
- Condamné le caractère raciste et islamophobe de ce projet de loi, qui identifie l’islam radical comme principal ennemi des « valeurs de la République » ;
- Dénoncé son caractère exclusivement répressif ;
- Considéré que l’État dévoie le principe de laïcité en l’utilisant comme un instrument de lutte contre une religion plutôt que comme un outil de cohabitation des cultes.
Cette loi doit être abrogée !
Par ailleurs, le RN veut proposer un référendum dès son arrivée au pouvoir pour intégrer la préférence nationale dans la constitution. Cela serait une attaque frontale à l’égalité des droits, constitutive d’une société plus juste et digne. Pour celles et ceux qui travaillent dans le secteur de la solidarité, cela amènerait à des coupes budgétaires importantes qui rendraient impossibles les missions d’accompagnement et de suivi des personnes étrangères.
Leurs attaques visent nos droits et celles et ceux qui les font vivre. Notre réponse sera collective, antiraciste et solidaire !
DERRIÈRE LA FAÇADE SOCIALE, UN PROJET DE RÉGRESSION FÉMINISTE
Des discours sur la « défense des femmes » et de la « famille » : dans son programme, le projet du RN est toujours celui d’un ordre social hétéropatriarcal. C’est dans le fondement des courants d’extrême droite de défendre une société où la famille traditionnelle et la natalité sont valorisées, où les rôles de genre restent profondément assignés, et où les droits des femmes et des personnes LGBTQIA+ sont remis en cause. Le Haut Conseil à l’Égalité établit aujourd’hui un net lien entre la montée de l’extrême droite, les idéologies réactionnaires et la diffusion de discours masculinistes : ces courants défendent une vision hiérarchique de la société, des rôles de genre présentés comme « naturels » et un ordre social fondé sur la domination masculine, et ça se vérifie déjà dans leurs votes aux parlements francais et européens.
Et les associations sont directement dans leur viseur : Jordan Bardella l’a dit publiquement : « Nous n’accorderons pas un centime d’argent public à des associations qui contestent nos valeurs ». Les conséquences sont concrètes pour les associations féministes : à Carpentras, en 2026, la municipalité RN a supprimé sa subvention au Planning familial, association qui agit notamment pour l’accès à l’IVG et à la contraception, l’éducation à la sexualité et la lutte contre les violences. Le Planning familial et les CIDFF ne sont pas des « associations idéologiques » : ce sont des structures qui emploient, forment, accompagnent et protègent des millions de personnes ! Les quatre grands réseaux féministes réunis par le Planning familial : Planning familial, Femmes solidaires, FNCIDFF et Fédération nationale Solidarité Femmes, rassemblent 465 associations locales et accompagnent près de 2 millions de personnes chaque année. Ces associations pallient le manque de services publics, notamment dans les territoires ruraux, périurbains et ultramarins. Derrière une subvention supprimée, ce sont des emplois, des salarié·es, des permanences, des formations et des personnes accompagnées qui se retrouvent démunies.
Leurs attaques visent nos droits et celles et ceux qui les font vivre. Notre réponse sera collective, antiraciste et solidaire !
RN = TOUJOURS PLUS DE RÉPRESSION
L’attaque sur deux syndicalistes SUD À Hénin-Beaumont, (mis à pied puis réintégrés sur décision du tribunal administratif), les annulations de festivals, d’expositions, les fermetures et attaques sur les centres sociaux, rappellent que le RN est fondamentalement opposé à tout contre pouvoir, qu’il soit syndical, culturel ou associatif. Les gouvernements successifs ont préparé un appareil répressif qui va toucher en premier les militant·es des associations mais aussi les travailleur·euses de notre secteur :
- La loi confortant les principes républicains prévoit qu’une subvention puisse être retirée à une association pour la prise de parole d’un·e de ses membres (bénévole ou salarié-e). Au-delà du fait que cela est la négation du principe collectif d’une association, c’est une attaque à la liberté d’expression.
- Le droit de manifester et de défendre ses idées est déjà mis à mal : répression ultra violente de la jeunesse, violences policières, garde-à-vue abusives, acharnement contre les militant·es défendant la Palestine ou l’environnement, etc. Ces pratiques sont devenues monnaie courante et ne feraient que s’intensifier avec l’extrême-droite au pouvoir.
Leurs attaques visent nos droits et celles et ceux qui les font vivre. Notre réponse sera collective, antifasciste et solidaire !
ASSO-Solidaires réaffirme son engagement auprès des luttes contre l’extrême droite, sous toutes ses formes. Nous appelons donc l’ensemble des travailleur·ses du secteur associatif à marcher le 24 octobre à Orléans contre le Rassemblement National !
